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Mercredi 4 juin 2008
Je vous conseillais il y a quelques temps la lecture d'un blog (Un blog qui vaut le détour : News Grandes Ecoles - 13/05/08),  j'y reviens aujourd'hui pour mettre en avant deux articles très intéressants que l'on peut lire dessus concernant le livre de Laurel Zuckerman "Sorbonne Confidential" :



« Sorbonne Confidential » ou une première explication à l’échec français dans l’enseignement des langues étrangères
Quand une ancienne cadre « high-tech » américaine vivant depuis vingt ans en France décide de se reconvertir dans l’Education nationale mais découvre que pour enseigner l’anglais, l’essentiel est de savoir maîtriser l’art de la dissertation en français… Ceci est le premier article concerné à l'ouvrage. Interview de l'auteur, Laurel Zuckerman, demain sur le blog.
Suite de l'article du blog News Grandes Ecoles > > >

et

Interview de Laurel Zuckerman par le blog News Grandes Ecoles > > >
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Grand'Horizon - Recommander
Mercredi 4 juin 2008
Source : Les ,ouvelles publications n°9480 - 02/06/08

Fac de droit et de science politique d'Aix-en-Provence

Journée chargée à la Faculté de droit d'Aix-en-Provence où, au-delà du forum des métiers, un petit déjeuner était organisé autour d'un sujet d'actualité, « La formation universitaire : gage de réussite et de performance de l'entreprise ». Autour de la table, des universitaires, des chefs d'entreprises, des directeurs juridiques de sociétés régionales réunis autour de Gilbert Orsini et Marc Péna, respectivement doyen et président de la Faculté.

Organisée par le service de formation continue et des relations avec les entreprises, dirigé par Edith Raboisson, « cette manifestation s'insère dans une politique de rapprochement entre la Faculté de droit et les milieux socioprofessionnels, afin de développer des partenariats avec les entreprises de notre région. Ce partenariat vise deux axes : une meilleure adéquation entre les enseignements universitaires et la pratique du monde professionnel, ainsi qu'une meilleure connaissance des entreprises au niveau des parcours de formation proposés par la Faculté, diplômes classiques ou formations à la carte, correspondant à certains besoins spécifiques des entreprises à destination de leurs salariés ».

Gilbert Orsini, le doyen, estime que le thème atteste la volonté de réunir les universitaires et le monde de l'entreprise, « car nos étudiants, une fois leur diplôme obtenu, chercheront à s'insérer professionnellement dans le secteur privé ou institutionnel. Cet échange a donc pour but de développer les partenariats, afin d'optimiser l'insertion professionnelle de nos étudiants ». Même si c'est désormais une mission reconnue par la loi LRU (loi relative aux libertés et responsabilités de l'université, ndlr), la Faculté n'avait pas attendu la promulgation de celle-ci pour réagir et faire preuve d'anticipation. Le doyen est d'ailleurs convaincu de la nécessité de développer des partenariats avec le monde économique, afin d'informer sur les formations universitaires et de prendre en considération les besoins effectifs. Revenant sur une époque pas si lointaine, celle de sa jeunesse, Gilbert Orsini a évoqué « l'évolution des mentalités depuis le début des années 70, où la préoccupation principale n'était pas d'obtenir un emploi, puisqu'on trouvait facilement ce qui nous intéressait. En revanche, les étudiants ne sont plus certains aujourd'hui de trouver un travail et il n'est pas question, pour nous, de former des demandeurs d'emploi ». Autre aspect auquel tient le président de la Faculté, l'importance des stages qui ouvrent sur une première expérience dans le monde du travail. Ajoutez à cela le diplôme, « qui résonne en matière de compétences acquises » et non pas seulement en valeur scolaire. Quant à l'image de l'université, elle a évolué et toutes les disciplines n'ont pas la même réputation. « Notre Faculté offre une image du droit reconnue en France et à l'international. Et c'est mon rôle de maintenir ce qui a été construit par tous ici ! ». Une volonté partagée par les dirigeants d'entreprise présents à ce débat.

Le forum des métiers


Un forum des métiers était associé à ce petit déjeuner et occupait le grand hall de la Faculté. Des stands occupés par des professionnels du droit ont permis d'accueillir les étudiants et les élèves de terminales, afin de leur présenter les métiers. En effet, Edith Raboisson a souhaité associer les élèves des lycées d'Aix : Sacré Coeur, Nativité, lycées Cézanne et International de Luynes, pour qu'ils puissent eux aussi appréhender les métiers du droit. Parmi les professionnels présents, des avocats, des notaires, des huissiers, des organisations humanitaires, des assureurs, des banquiers, mais aussi des représentants des professions en uniforme (police nationale, armée, gendarmerie...), qui ont connu un succès certain auprès du jeune public.

Martine Debette

Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu UPCAM - Recommander
Vendredi 30 mai 2008
Source : Le Monde - 29/05/08

Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg, Toulouse. La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a dévoilé, jeudi 29 mai, le nom des six premiers campus qui bénéficieront d'un financement exceptionnel pour se rénover et tenter de faire jeu égal avec les grandes universités européennes ou mondiales.
Surprise, le comité d'évaluation composé (le 8 personnalités indépendantes n'a retenu aucun projet parisien. Un deuxième appel d'offres permettra de désigner, d'ici à mi-juillet, les quatre autres sites retenus dans le cadre de cette "Opération campus". Le démarrage opérationnel des projets est prévu début  2009.
L'"Opération campus" n'est pas un énième plan immobilier. D'abord parce qu'elle résulte de l'engagement personnel du président de la République. Promesse de campagne du candidat Sarkozy, la volonté de faire émerger des campus d'excellence a été inscrite dans la lettre de mission de Valérie Pécresse, au même titre que la réforme sur l'autonomie des universités.

Les moyens qui devraient lui être consacrés, 5 milliards d'euros issus de la vente de 3 % du capital d'EDF, sont eux aussi exceptionnels. Là encore, c'est le président qui s'en est réservé l'annonce, le 29 novembre 2007, alors qu'il s'était déjà engagé à augmenter le budget de l'enseignement supérieur de 10 à 15 milliards d'ici à 2012. Et si, pour l'heure, la vente n'a rapporté que 3,7 milliards, le titre ayant chuté entre l'annonce présidentielle et la vente effective des titres, le montant de l'enveloppe n'a jamais été revue à la baisse ni par Nicolas Sarkozy ni par sa ministre.
Le plan se distingue aussi par ses ambitions et sa sélectivité. Pour bénéficier de la manne, "l'urgence de la situation immobilière" n'était qu'un critère parmi d'autres. "L'ambition pédagogique et scientifique", "le développement d'une vie de campus", "le caractère structurant et innovant du projet pour le territoire", ont aussi été pris en compte.

SECOND TOUR


Surtout, en décidant de doter seulement dix dossiers, le gouvernement affiche clairement sa volonté de rompre avec une vision égalitariste. "Les deux précédents grands plans de constructions universitaires, Université 2000 et Université du troisième millénaire, avaient une vocation nationale. Toutes les universités en ont profité", explique Jérôme Aust, chercheur au centre de sociologie des organisations.
L'"Opération campus", elle, fera beaucoup de déçus et ne servira pas l'ensemble des 85 universités françaises. "Les 6 projets sélectionnés concernent 19 universités, 17 écoles et tous les principaux organismes de recherche. Ils sont répartis dans 5 régions et représentent 340 000 étudiants et 13 000 chercheurs", a précisé la ministre de l'enseignement supérieur au soir de la sélection.

Le second tour s'annonce rude. Sur les 46 projets déposés par 70 universités, outre les 6 premiers lauréats, 7 autres (Paris-Aubervilliers, Aix-Marseille, Saclay, projet Paris-Centre, Nancy, Créteil-Marne-la-Vallée et Lille) ont été encouragés à retravailler pour avoir une chance de faire partie des dossiers retenus fin juin.

"Le caractère compétitif de cette sélection est très moderne et s'inscrit dans l'esprit de l'autonomie des universités, puisque ce sont elles qui ont élaboré leur projet, et non le ministère", revendique Valérie Pécresse. Les modalités de financement des projets, par des partenariats public-privé, autre nouveauté, traduisent aussi une volonté de rupture avec les anciennes pratiques.

"L'Opération campus est un levier évident du rapprochement des universités", analyse Michel Lussault, président de l'université de Tours et porte-parole de la conférence des présidents des universités (CPU). C'est aussi un pas vers une différenciation assumée entre universités d'élite et universités de proximité.

Pourtant, si les éléments sont rassemblés pour aboutir à une reconfiguration du paysage de l'enseignement supérieur français, tout n'est pas joué. La volonté politique pourrait se heurter à la tentation des équipes universitaires de continuer à jouer le jeu du chacun pour soi. L'exemple de Saclay, considéré comme le grand chantier présidentiel, est de ce point de vue révélateur.

Les prestigieuses institutions (université Paris-XI, Centrale, Supélec, etc.), qui foisonnent sur ce plateau situé au sud de Paris, et qui représentent près de 2o % de la recherche publique française, n'ont pas réussi à déposer un projet commun, malgré les injonctions du ministère de l'enseignement supérieur et de l'Elysée.

Catherine Rollot

Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Jeudi 29 mai 2008
Source : Les Echos – 29/05/08

La ministre de l'Enseignement supérieur devait annoncer hier soir les six dossiers universitaires qui bénéficieront du produit de la vente des actions d'EDF pour rénover leur patrimoine immobilier. 46 dossiers avaient été déposés.

Le suspense sera demeuré intact toute la journée. Après avoir laissé son jury délibérer hier, le ministère de l'Enseignement supérieur devait dévoiler dans la soirée le nom des six dossiers lauréats de son « Opération Campus ». Pour les heureux élus, c'est la fin d'une course d'obstacles de plusieurs semaines. Près de 70 des 85 universités hexagonales s'étaient portées candidates, seules ou regroupées (46 dossiers au total) pour obtenir des fonds destinés à construire ou rénover leur patrimoine immobilier. L'appétissante cagnotte, issue des 5 milliards tirés de la vente d'une partie du capital d'EDF (voir ci-dessous), a suscité les espoirs les plus fous dans un secteur cruellement sous-doté face à la concurrence étrangère. Pour la seule IIe-de-France, 15 dossiers ont été déposés par des rivales parfois distantes d'à peine quelques kilomètres.

Des critères hétérogènes

Ces dernières semaines, les rumeurs sont allées bon train, couronnant tantôt des regroupements régionaux dynamiques (Strasbourg, Montpellier...), tantôt des projets franciliens chers au ministère (l'Ehess, Marne-la-Vallée). La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, elle, est demeurée peu diserte, réservant la primeur du choix au jury de « personnalités indépendantes » (Gilles Pélisson, JeanLou Chameau...). Tout juste est elle intervenue pour rappeler à l'ordre les acteurs du plateau de Saclay (Centrale, Paris-XI, Supelec...), incapables de s'entendre au point de présenter 6 projets différents en dépit de leur proximité géographique. Un dossier commun est désormais en cours d'élaboration pour la session de rattrapage de l'« Opération Campus », qui interviendra fin juillet (4 nouveaux lauréats).

Pour ce premier casting, les jeux sont donc apparus très ouverts, d'autant que les critères de sélection sont délibérément hétérogènes. Le jury, libre de ne retenir qu'une partie du projet, a dû tenir compte à la fois de l'ambition pédagogique et scientifique, de l'urgence immobilière, de la vie étudiante, et du caractère structurant du projet pour le territoire. Les universités ont évidemment cherché à jouer sur tous les tableaux (stratégie, immobilier...), s'adjoignant aux passage le soutien financier - parfois conséquent - des collectivités locales.

Des projets stratégiques

Résultat, des projets chiffrés à plusieurs centaines de millions d'euros (158 à Nantes, 300 à Paris, 680 à Grenoble...), rivalisant d'originalité. Ainsi Poitiers et Lyon ont misé sur l'environnement, Lille a imaginé ses trois universités fusionnées dans six ans, Bordeaux s'est vu dans la peau d'un campus à l'anglo-saxonne, découpé en « collèges »...
« Pour se différencier, elles ont été obligées de présenter de véritables projets stratégiques », se félicite le ministère. L'exercice n'est pas dénué de vertu à six mois du passage à l'autonomie, en particulier dans le domaine immobilier (17 millions de mètres carrés) où la dévolution s'annonce compliquée. Certains établissements bien dotés, comme Paris-VI, font déjà pression pour obtenir leur patrimoine ; d'autres sites, très dégradés, réclament au préalable une aide supplémentaire de l'Etat. « Ceux qui n'auront rien via l' "Opération Campus" auront malgré tout un peu plus l'an prochain, puisqu'ils seront moins nombreux à se partager les dotations annuelles », rappelle la Rue Descartes. Il n'est pas certain que cela suffise à consoler les nombreux déçus.

LAURENCE ALBERT

Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Jeudi 29 mai 2008
Source : Le Figaro - 29/05/08

Les universités de Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Lyon, Montpellier et Strasbourg bénéficieront de la cession des 3 % d'EDF.

LES SIX premiers projets universitaires qui bénéficieront de la cession par PFtat de 3 % de sa participation dans le capital d'EDF concernent les grandes métropoles régionales, au détriment de l'Ile-de-France et des petits établissements : les universités de Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Lyon, Montpellier et Strasbourg profiteront de cette manne pour améliorer leurs campus.

L'idée de Nicolas Sarkozy et de Valérie Pécresse est de renforcer l'attractivité et la visibilité internationale de ces futurs campus d'excellence. Les premiers projets retenus hier soir par un comité indépendant de huit personnalités ont su présenter un front commun. Contrairement aux universités parisiennes, les provinciales ont décidé d'en finir avec le chacun pour soi. Elles ont pour la plupart des projets, sinon de fusion dans les prochains mois, comme les trois universités de Strasbourg, au moins de rapprochement. « La plupart des quinze projets présentés par l'Ilede-France étaient vraiment beaucoup trop morcelés », affirme-t-on dans l'entourage de la ministre. Valérie Pécresse avait déjà regretté officiellement, il y a quelques jours, que les acteurs du plateau de Saclay dans les Yvelines présentent des dossiers séparés (Centrale, Supélec, Paris-XI, UniverSud) alors qu'elle les présentait comme exemplaires sur un plan scientifique.

À Strasbourg, au contraire, on se réjouit de pouvoir utiliser cet argent pour accompagner la fusion qui fera bientôt de l'université de Strasbourg la plus grande de France et surtout un établissement pluridisciplinaire, comparable à ses équivalents européens. «On n'aura pas un campus à l'américaine mais simplement plus homogène, accueillant et attractif», y explique-t-on. Le projet grenoblois, lui, prévoit, outre la rénovation de certains bâtiments, la création de cinq nouvelles écoles : un institut dédié aux formations à la frontière entre la physique, la chimie, la pharmacie et la biologie. Un autre dédié à la sécurité. Un nouveau bâtiment d'enseignement accueillera une « école professionnelle supérieure » et offrira un second recours pour des jeunes issus de baccalauréats professionnels. Ces locaux abriteraient aussi une « école européenne ». Le coût de ce projet est évalué à 680 millions d'euros, dont 500 demandés dans le cadre du plan campus. Le collectif grenoblois cherche aussi à développer des synergies entre les deux sites universitaires historiques de la ville, à l'ouest et à l'est de l'agglomération.

L'ensemble des projets retenus implique dix-neuf universités et dix-sept écoles. Répartis dans cinq régions, ils concerneront 340 000 étudiants et 13000 chercheurs. Les équipes ont désormais six mois pour finaliser le projet et le présenter fin novembre au comité d'évaluation qui aura la charge de valider définitivement leur contenu avant leur lancement opérationnel. Déjà, certains présidents d'université ou de pôles de recherche, laissés de côté, grincent des dents. « Paris, qui a l'immobilier le plus dégradé, n'est guère présent. Ce n'est pas logique », estime Gilbert Béréziat, président du pôle de recherche Paris Universitas. Certains devraient pouvoir se rattraper puisque quatre autres projets seront sélectionnés en juillet. Plusieurs critères de sélection sont retenus : l'ambition scientifique, l'urgence de la situation immobilière, le développement d'une vie de campus et le caractère structurant du projet pour le territoire.

MARIE-ESTELLE PECH
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Jeudi 29 mai 2008
Source : La Provence - 29/05/08

Le jury de l'Opération Campus, réuni hier,a retenu six projets mais pas celui des trois universités Aix-Marseille (regroupées en un pôle nommé Pres) ni celui de l'université d'Avignon. Il y avait un gros lot en jeu: une partie des 5 milliards d'euros dégagés par la cession d'une partie de la participation de l'État dans le capital d'EDF. Ces fonds doivent servir à l'amélioration de l'immobilier, avec dynamisation des campus et effet structurant sur le territoire d'accueil. 46 projets avaient été présentés, six seulement ont été retenus : Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Toulouse. Les recalés peuvent peaufiner leur projet, ils ont jusqu'au 27 juin pour le faire. Quatre autres sites seront sélectionnés vers la mi-juillet.


Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu UPCAM - Recommander
Mercredi 28 mai 2008
Source : Le Figaro - 28/05/08

Les noms des six premiers campus à bénéficier de l'enveloppe de 3,7 milliards d'euros d'EDF seront connus ce soir. Strasbourg et Paris-Est figurent parmi les favoris.

L'UNIVERSITÉ de Strasbourg est pressentie pour faire partie du plan « opération campus » et bénéficier d'une partie de la récente cession par l'État de 3 % de sa participation dans le capital d'EDF, soit 3,7 milliards d'euros. L'idée de Nicolas Sarkozy et de Valérie Pécresse est d'aider au développement de dix campus et de mieux les faire connaître à l'international, le tout visant à les rapprocher du modèle des universités anglo-saxonnes.

Le comité d'évaluation, composé de huit personnalités indépendantes, dont Gilles Pélisson, président du groupe Accor, proposera dans la soirée une sélection à Valérie Pécresse. Celle-ci dévoilera les six premiers projets retenus. Quatre autres seront sélectionnés fin juin. Outre Strasbourg, l'ensemble de Paris-Est qui comprend l'université de Marne-la-Vallée est souvent cité parmi les favoris. L'idée d'un campus spécialisé dans les sciences humaines qui s'installerait à Aubervilliers en association avec Paris-I, l'École des hautes études en sciences sociales et l'École pratique des hautes études serait par ailleurs toujours d'actualité.

Le plateau de Saclay (Essonne), présenté comme exemplaire sur un plan scientifique par Valérie Pécresse, devra revoir son projet pour être sélectionné lors de la deuxième vague, en juin. Ses acteurs ont en effet présenté des dossiers séparés (Centrale, Supélec, Paris-XI, UniverSud) contrairement au souhait de la ministre. Pour être sélectionnés, ces derniers doivent concrétiser « ensemble leur stratégie scientifique ambitieuse en projets immobiliers communs », selon Valérie Pécresse.

En attendant la décision du comité de sélection et du ministère, les soixante-dix présidents d'université qui ont postulé retiennent leur souffle. Même si, pour Gilbert Béréziat, président du pôle de recherche Paris-Universitas regroupant quatre universités parisiennes, « les jeux sont déji faits ». « Je n'ai été contacté par per sonne au ministère, ne serait-ce que pour préciser mon projet. Je ne fera sans doute pas partie des retenus affirme-t-il. D'autres confient déjà qu'ils ressentiraient « beaucoup d'amertume » s'ils n'étaient pas choisis. Valérie Pécresse a déjà prévu une conférence de presse pour expliquer son choix, jeudi.
Des projets communs

Plusieurs conditions doivent être réunies pour profiter du coup de pouce du gouvernement : le projet doit rendre la vie sur le campus plus conviviale, les locaux doivent avoir besoin d'être rénovés. Autres critères : une grande ambition pédagogique et scientifique et l'intégration dans une logique de développement du territoire. Les universités ont toutes dévoilé leurs dossiers. Beaucoup ont décidé de présenter des projets communs, ville par ville, comme à Strasbourg, Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Montpellier, etc. Les universités de Lyon prévoient de créer un grand campus sciences et énergie au service du développement durable dans le nord de Lyon, et un autre site dans le Sud sur la thématique des sciences médicales et vétérinaires. Celles de Toulouse se concentrent quant à elles sur les nanotechnologies. De même, l'université Paris-Sud (Paris-XI) entend rénover les campus d'Orsay et de Châtenay-Malabry, parfois en mauvais état. Y sont aussi prévues la création d'une pépinière d'entreprises, la construction d'un centre international de conférences.

La proposition de l'université de Poitiers vise à proposer un campus « plus vert » et à construire une « seule grande bibliothèque vers laquelle convergeront tous les étudiants, à l'image des campus américains ». Actuellement, le campus est séparé par une ancienne route nationale en deux pôles, chacun doté de sa propre bibliothèque. Le projet de Limoges se concentre enfin sur les sites santé et lettressciences humaines.

MARIE-ESTELLE PECH
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Mercredi 28 mai 2008
Source : Renault

Le 29 mai, Sciences Po et Renault organisent à Sciences Po Paris un colloque sur la diversité, à l’issue duquel les deux organisations signeront une convention. Ce colloque international réunira des universitaires mondialement reconnus sur le thème de la diversité et des dirigeants de grands groupes faisant état de la réalité dans les entreprises. Il sera ouvert par Richard Descoings, Directeur de Sciences Po et clôturé par Carlos Ghosn, Président de Renault, tous deux initiateurs du projet.


Autour de 4 grands thèmes, les travaux de recherche les plus à la pointe sur la diversité seront confrontés aux témoignages de la vie en entreprise :
- diversité raciale à l’épreuve des cultures
- diversité et performance économique
- égalité et différence : exemple du sexe et de l’âge
- diversité à l’heure de la globalisation

Parmi les universitaires présents, Christine Jolls de l’Université de Yale et Christopher McCrudden de l’Université d’Oxford, dont l'apport à la conceptualisation de la diversité est considérable, débattront ensemble pour la première fois en France. Des dirigeants de General Electric, Adecco, Barclays, Vinci, Renault et Nissan viendront faire part de leur vision et des mesures mises en place dans leurs entreprises.

La clôture du colloque sera marquée par la signature d’une convention entre Renault et La Fondation Nationale des Sciences Politiques. Par cet accord, Renault s‘engage à soutenir la politique de Sciences Po en faveur de la promotion des diversités afin d’opérer des recrutements à haut niveau parmi des populations dont les talents sont souvent mal valorisés. Renault contribuera à hauteur de 150 000 euros par an pendant 3 ans à ces projets de promotion, participera aux Jury des Conventions Education Prioritaire et fera intervenir dans des conférences des dirigeants sur leur expérience des diversités.

Une conférence de presse aura lieu à l’issue du colloque de 18H à 18H30.

Ces événements sont un prolongement de l’engagement concret dans lequel Renault et Sciences Po s’inscrivent de longue date :

Renault et la diversité

L’engagement de longue date de Renault en faveur de la non-discrimination et de l'égalité des chances a été renforcé en 2004 par la signature de la Déclaration des droits sociaux fondamentaux du Groupe ainsi que la Charte de la diversité. Dans ce cadre, l’entreprise a engagé de multiples actions pour assurer la présence, l’évolution et l’égalité de traitement de toutes les composantes de la société : jeunes issus de milieux défavorisés, femmes, personnes handicapées, seniors notamment.

En 2008, Renault a nommé un pilote de la diversité à la Direction des Ressources Humaines. Il anime un groupe projet pluridisciplinaire sur le périmètre mondial du groupe. Parmi les actions prévues en 2008, une sensibilisation de tous les managers sur la diversité et une journée interne en mai, lors de laquelle centaine de salariés du monde entier proposeront des idées concrètes pour promouvoir la diversité dans l’entreprise.

Renault est en effet soucieux de faire bénéficier l’entreprise de la richesse culturelle et de la diversité d’expériences de toutes les composantes de la société. La diversité est un levier supplémentaire de motivation pour les collaborateurs et un avantage compétitif qui permet à l’entreprise de mieux comprendre et servir ses clients.


Sciences Po et la diversité

Sciences Po a développé, depuis 8 ans, une politique des diversités concrétisée par 2 programmes en faveur de l'égalité des chances. Les Conventions Education Prioritaire sont une nouvelle voie de recrutement sélective destinée aux élèves méritants, scolarisés dans des établissements en Zone d'Education Prioritaire. Leur objectif est de résoudre le phénomène d'auto-censure qui limite les perspectives de nombreux lycéens et de renforcer la diversité sociale des élèves de Sciences Po. Sciences Po mène également depuis 2 ans, conjointement avec des acteurs de terrain, des expérimentations dans des lycées situés en zone sensible. Visant à redonner du sens à la réussite des élèves, ce dispositif instaure un nouveau rapport au savoir via des projets pédagogiques, des ateliers thématiques, du tutorat personnalisé et des forums de métiers notamment. Enfin, Sciences Po s'est lancé plus récemment dans une série d'actions de sensibilisation au handicap, afin de développer l'autonomie des personnes concernées.

Plus d'informations :

Dossier de presse en pdf > > >
Programme de la « Journée de la diversité » en pdf > > >

Site Internet : page diversité sur le site www.renault.com > > >


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Lundi 26 mai 2008
Source : AFP - 22/05/08

Le maire de Paris PS Bertrand Delanoë présente lundi au conseil de Paris une feuille de route pour l'innovation, la recherche et l'université, auxquelles il compte consacrer un milliard d'euros d'investissements lors de sa seconde mandature.

"C'est la deuxième priorité de la mandature après le logement", a affirmé mercredi devant la presse Jean-Louis Missika, adjoint du maire à l'innovation, qui a parlé de "continuité, d'amplification et d'inflexion" de la politique menée depuis 2001.

L'effort financier sera en hausse de près de 40% par rapport à la première mandature, mais "il est trop tôt pour définir précisément la façon dont ce milliard va être réparti", a-t-il dit.

La mairie de Paris souhaite restructurer l'urbanisme universitaire en trois grands pôles : Quartier latin, Paris Rive gauche, et un futur campus à Paris Nord-Est, en partenariat avec Aubervilliers et Plaine Commune, comprenant un pôle sciences humaines et un pôle sciences ainsi que 5.000 m2 de pépinières dédiées notamment au numérique.

Il s'agira du "premier campus transpériphérique", selon M. Missika, puisque Bertrand Delanoë raisonne en termes de "Paris métropole" et souhaite la concertation avec la région Ile-de-France. "Il faut que toute la métropole parisienne se serre les coudes", a dit Christian Sautter, adjoint chargé de l'emploi.

La première ville universitaire d'Europe (300.000 étudiants) se fixe comme objectif le financement dans la mandature de 4.000 logements étudiants supplémentaires, a souligné Didier Guillot, adjoint chargé de la vie étudiante. 500 places pour doctorants et jeunes chercheurs devraient aussi être financées.

La mairie souhaite créer 55.000 m2 supplémentaires de pépinières et d'incubateurs d'entreprises pour porter le total des surfaces à 100.000 m2, en multipliant les partenariats public-privé. Un projet Paris Parc est notamment prévu à Jussieu sur 15.000 m2.

Pour amorcer les premiers financements des jeunes entreprises, un nouveau fonds d'investissement sera créé.

L'accent sera mis sur deux nouveaux pôles de compétitivité de dimension mondiale consacrés au design et aux métiers de la création, et aux innovations urbaines et développement durable.

La Ville veut aussi mettre en place des réseaux de fibre optique sur tout son territoire pour donner accès au très haut débit à 80% des Parisiens d'ici 2010 et mettre en place une "Agence parisienne de l'innovation" pour soutenir sa politique d'innovation.
   
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Lundi 26 mai 2008
Source : AFP - 22/05/08

Jean-François Lamour, président du groupe UMP au conseil de Paris rebaptisé UMPPA (Union pour une majorité de progrès à Paris et apparentés), a demandé mercredi la création d'un nouveau pôle universitaire Nord-Est à Paris qu'il considère comme "une priorité".

"Pour nous, la priorité c'est ce campus Nord-Est", a déclaré M. Lamour à la presse, quelques jours avant la réunion du conseil de Paris, lundi, où le maire PS Bertrand Delanoë, qui souhaite aussi ce campus, présentera son programme pour l'innovation, la recherche et l'enseignement supérieur durant sa seconde mandature.

En revanche, M. Lamour s'est interrogé sur "ce fameux milliard d'euros" que le maire de Paris compte consacrer en six ans à l'innovation, la recherche et l'enseignement supérieur. "Je n'en connais pas la destination. On devrait voir 80 millions d'euros apparaître dans le budget rectificatif 2008 en juillet", a-t-il dit, estimant "qu'on est dans la déclaration d'intention sans avoir posé les problèmes et mis en face les financements nécessaires".

M. Lamour juge aussi "insuffisants" les objectifs de la mairie de construire 4.000 logements étudiants sur la mandature et souhaiterait qu'ils soient portés à 6.000, affirmant que depuis 2001 il y en a eu "un peu moins de 2.000 construits".

Il regrette aussi l'absence de bilan de la première mandature sur les pépinières d'entreprises.

Interrogé à propos du député-maire du XVIè Claude Goasguen, qui souhaite l'existence de courants au sein de l'UMP, M. Lamour a déclaré à propos du groupe UMPPA: "Aujourd'hui c'est le débat, ce n'est pas de la cacophonie. Il y a la liberté de parole. Chacun va trouver sa place".
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