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Vendredi 16 mai 2008
Source : liberation.fr - 12/05/08

L’enseignement n’échappe pas à la corruption qui mine tout le pays. Etudiants, professeurs et administration profitent de ce juteux marché.

De notre correspondante à Moscou, Lorraine Millot
QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008

Rectificatif. Les sites "Happystudent" et "Superdiplom", présentés par erreur comme vendeurs de diplômes dans une première version de l'article, nous demandent de préciser qu'ils ne font pas le commerce de diplômes. Ils vendent seulement des exposés ou dissertations aidant les étudiants sur le chemin de leurs diplômes. La différence est de taille, soulignent-ils, les étudiants étant au moins obligés d'étudier les dissertations qu'ils achètent, pour répondre aux questions des professeurs. L.M.

Anna (1) est médecin, jeune diplômée d’une université de Moscou dont elle garde un bon souvenir : «Dans notre institut, le système est le suivant : un étudiant s’occupe du latin, un autre de la thérapie, un troisième de la physique… Tu leur apportes l’argent, et ils transmettent aux professeurs…» Pour une note à améliorer ou un examen de fin de semestre, le tarif est généralement de 100 à 150 dollars (65 à 97 euros). «Moi par exemple, j’ai payé pour les examens de physique, avoue tranquillement ce toubib, comme si elle exposait une chose très banale. Je suis allée voir Kolia. Il m’a dit : 150 dollars. J’ai donné l’argent, sans poser de questions. Dans ces cas-là, moins on pose de questions, mieux c’est.» Anna, qui exerce aujourd’hui dans un grand hôpital de Moscou, se confie d’autant plus librement que beaucoup d’autres font bien pire. Sur Internet, des centaines de sites aux noms prometteurs vendent directement les licences, de n’importe quelle faculté. Inutile de sortir de chez soi pour devenir juriste, ingénieur, architecte ou médecin : les diplômes sont livrés à domicile.

Sur le site Doconline.ruceux des grandes écoles sont proposés jusqu’à 31 000 roubles (843 euros). Avec en prime, quelques considérations morales. «Chacun est maître de sa vie, de son destin, acheter un diplôme ou un certificat en est bien la confirmation», lit-on sur le site. Vladimir Poutine a supprimé l’obligation faite aux établissements d’enseignement supérieur d’admettre gratuitement au moins 50 % de leurs étudiants - de fait, plus de la moitié des étudiants russes doivent maintenant payer leurs études, de façon tout à fait officielle -, plaide le site. Le raisonnement est parfait : quitte à payer, autant payer pour ne rien faire…

«Nous livrons par courrier»

Au téléphone de Doconline, c’est une voix d’homme posée qui répond. «Quelle spécialité voulez-vous ? s’enquiert-il. Médecine générale ? Ce sera 27 000 roubles [735 euros]. Comptez un ou deux jours. Nous livrons par courrier, vous payez à la réception.» N’est-ce pas un peu risqué tout de même ? Au bout du fil, l’homme a l’air très sûr : «Nos diplômes sont imprimés sur papier officiel. Et nous avons huit ans d’expérience. Grâce à nous, médecins et infirmières ont déjà trouvé du travail, ouvert des cliniques…» Serait-il possible d’obtenir un diplôme vraiment établi par une université de médecine ? «Oui, mais cela vous coûtera environ 20 000 dollars [12 933 euros]», répond l’homme. Pourquoi si cher ? La réponse fuse: «Mais vous croyez vraiment qu’une faculté vous ferait un diplôme pour 27 000 roubles ? Savez-vous combien paient les gens rien que pour entrer à l’université ?»

L’enseignement russe est devenu un grand marché, où tout s’achète, tout se vend, des certificats de fin d’études secondaires aux places à l’université et jusqu’aux diplômes de grandes écoles. Même l’enseignement «gratuit» devient «payant», dénonçait le président Poutine, à son arrivée au pouvoir en 2000. Huit ans plus tard, étudiants et professeurs reconnaissent, à mots couverts le plus souvent, que la corruption n’a fait que s’aggraver. Au point que 77 % des Russes disent que les enseignants demandent «très souvent» ou «assez souvent»des pots-de-vin, selon l’institut de sondage Levada. «Dans les classements des pays les plus corrompus du monde, nous sommes maintenant quelque part entre le Pakistan et le Cameroun, relève Sergueï Komkov, président d’un Fonds russe pour l’éducation. La corruption est un chancre qui ronge toute la société russe.»

Dmitri Medvedev, le nouveau président russe qui a pris ses fonctions le 8 mai, a juré de faire de la lutte contre ce fléau une priorité. Sans dire encore comment il remettra de l’ordre dans l’enseignement. Devant l’entrée du MGIMO, une des grandes écoles les plus prestigieuses de Moscou, qui forme diplomates et hommes d’affaires de toute l’ex-URSS, les numéros de téléphones de sociétés proposant diplômes ou exposés clé en main sont peints sur les lampadaires. Au premier numéro, un homme se fait un plaisir de proposer ses services : «Oui, nous pouvons rédiger votre mémoire de fin d’études. C’est 17 500 roubles [476 euros], pour un travail faisant jusqu’à 100 pages. Nos mémoires sont réalisés par des enseignants de grandes universités de Moscou. Nous livrons le texte en deux ou trois semaines. Si votre enseignant vous demande des corrections, nous les effectuons. Nous avons l’habitude. C’est sans risque. Cela fait six ans que nous travaillons pour le MGIMO.» Une autre de ces firmes (Kupit-diplom.ru) se targue de «relations» avec le MGIMO et assure pouvoir fournir un «vrai» diplôme, établi par l’école même, pour 17 000 dollars [10 990 euros]. A la question de la moralité, une autre firme encore (Diplom-sale) répond : «On se sent toujours mal à l’aise la première fois que l’on fait quelque chose, que ce soit faire un enfant ou acheter un diplôme… C’est normal…»

«Ce sont des bandits»

De leurs fenêtres, les dirigeants du MGIMO peuvent voir ces numéros de téléphones offrant pour quelques milliers de roubles ce que leurs étudiants sont censés apprendre chez eux. Mais ils y prêtent à peine attention. «Que voulez-vous faire ? Ce sont des bandits… Si nous appelons ces numéros, ils pourront toujours dire que c’est une blague, explique Artiom Malguine, assistant du recteur. Nous n’essayons même plus de nous battre. C’est aux forces de l’ordre de s’en occuper.» A en croire de nombreux témoignages, de professeurs et d’étudiants, la corruption est loin pourtant d’épargner cette prestigieuse école, partenaire entre autres de Sciences-Po, en France. «Au MGIMO, personne ne vous dira la vérité, avertit un professeur de langue. Mais je peux vous dire que l’administration de l’école est totalement corrompue. Et cela ne fait qu’empirer chaque année.»

Lors des examens d’entrée, en juillet, les simples professeurs comme lui ne peuvent même plus entrer dans les locaux, leur carte d’accès est bloquée. «Je ne dis pas que l’argent circule ouvertement au MGIMO, précise-t-il. Personne ne vous propose directement une enveloppe avec des billets. Les choses se font de façon beaucoup plus civilisée : les parents s’entendent avec l’administration. Certains étudiants ne passent ainsi l’examen d’entrée que pour la forme. Leurs noms sont d’avance sur la liste des admis.» Un autre enseignant raconte avoir été contacté par un dirigeant du MGIMO, lui demandant s’il ne pourrait pas aider à recruter des étudiants fortunés, prêts à payer jusqu’à 15 000 dollars [9 700 euros] pour une place dans cette vénérable école. «On me proposait une commission de 10 % par recrue, confie-t-il. Si vous trouvez dix étudiants, ça vous fera plus de 10 000 dollars [6 467 euros], ont-ils tenté de me convaincre.»

Même dans cette école de l’élite russe, les salaires des enseignants restent dérisoires, souvent moins de 500 euros, et les tentations sont grandes de compléter, de-ci, de-là. «Tous les profs du MGIMO donnent des cours particuliers, facturés de 70 à 100 euros pour 1 h 20 de cours, reprend le professeur de langue. Pour un peu d’argent facile, il suffit de donner de mauvaises notes et suggérer ensuite aux élèves de prendre des cours de rattrapage…»

Dans son bureau, encombré de sacs cadeaux, l’assistant du recteur prend de haut tous ces ouï-dire. A l’en croire, la corruption s’arrêterait précisément aux portes du MGIMO : «Nous avons plutôt un souci avec les certificats de fin d’études secondaires, explique Artiom Malguine. Pour lutter contre la corruption, nous avons été un des premiers établissements supérieurs à prendre en compte ces certificats pour l’admission dans notre école. Mais les notes en provenance de certaines Républiques du Caucase en particulier prêtent à suspicion : certaines Républiques affichent même des notes de russe supérieures aux régions où l’on ne parle que russe.» De fait, les certificats de fin d’études secondaires sont en vente «libre» sur Internet. On y propose aussi les réponses aux examens de la prochaine session 2008…

«Faire un cadeau»

Près d’un étudiant sur deux paie des dessous-de-table pour s’incrire à l’université, entre 2 000 et 10 000 dollars [1 294 à 6 467 euros] et jusqu’à 15 000 dollars [9 700 euros] pour des grandes écoles comme le MGIMO, estime Sergueï Komkov, président du Fonds de l’éducation. «Tout peut se faire maintenant dans les formes, par le biais de soi-disant cours préparatoires par exemple, qui servent essentiellement à verser régulièrement les pots-de-vin», explique-t-il. Cette «petite» corruption des étudiants n’est rien au regard des millions détournés par les hauts fonctionnaires de l’éducation, souligne-t-il : «Si les professeurs prennent si facilement 50 dollars [32 euros] par-ci, par-là, c’est aussi parce qu’ils voient au-dessus d’eux, comment les administrations détournent les budgets publics. Quand un fonctionnaire passe une commande de 100 millions de roubles [2,7 millions d’euros], il est courant qu’il s’entende avec un fournisseur pour qu’il lui en reverse jusqu’à la moitié.»

Il est encore possible d’étudier proprement en Russie, soulignent tous les professeurs et étudiants rencontrés. Un jeune syndicaliste enseignant, trop effrayé par le sujet pour oser donner son nom, raconte ainsi l’exemple d’un de ses collègues, à qui un étudiant voulait absolument «faire un cadeau» le jour de l’examen : «L’étudiant a tellement insisté que mon collègue a fini par prendre la bouteille et la briser sur la table, se souvient-il. Dans mon institut, je dirais que la plupart des professeurs sont honnêtes. Simplement, il y en a toujours qui acceptent l’argent, et les étudiants savent les trouver.» Personne ne dit rien car le système «profite à tous», confirme Mikhail Driomine, étudiant d’un institut technique d’Ekaterinbourg qui s’est battu, avec un certain succès, contre la corruption. «Sur plusieurs milliers d’étudiants, nous étions à peine une douzaine mobilisés, avoue-t-il.Aucun accident grave n’a encore été rapporté pour cause d’usage de faux diplômes de médecin, ingénieur ou architecte. Les scandales sont en revanche fréquents parmi les fonctionnaires, policiers en particulier, accusés de s’être fait embaucher ainsi. Pour minimiser les risques, l’agence Doconline, qui vend des diplômes de médecins, recommande de ne pas utiliser ses titres pour briguer des postes à trop lourde responsabilité.

(1) Le prénom a été modifié.
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Vendredi 16 mai 2008
Source : La Provence - 29/04/08

Peu le savent. Mais la faculté de droit d'Aix-en-Provence est une vieille dame vénérable qui fêtera, en décembre 2009, ses... 600 ans. Inaugurée par une bulle papale et fondée sous le règne de Louis II d'Anjou, l'ancienne Studium generale a décerné depuis, on l'imagine, une sacrée quantité de diplômes depuis le Moyen Age. La faculté célébrera cet anniversaire dignement l'année prochaine, tout en posant, dès 2008, les jalons de la commémoration.

Avant-hier, dans ce cadre, a été créée officiellement Aquentis - en latin, l'Aixoise - une association dont l'objectif est de fédérer les anciens de la faculté. "Des associations existent, mais elles sont soit trop généralistes, soit ciblées sur certains diplômes, soutient Joseph Pini, professeur d'université à Paul-Cézanne, chargé de la commémoration de l'anniversaire. Aquentis sera un outil pour permettre à tous les anciens qui ne sont plus ici de participer aux événements. C'est aussi l'occasion de renforcer les liens entre la faculté et les étudiants, développer un réseau, maintenir un certain esprit de cohésion."

Dans un amphi presque vide - il faut espérer que l'initiative remporte davantage de suffrages dans les mois qui viennent - le doyen Orsoni et Joseph Pini ont posé les fondations de l'association. Le bâtonnier d'Aix, Paule Aboudaram, préside le bureau provisoire et Maryse Joissains-Masini, "ancienne" elle aussi de la faculté, nommée présidente d'honneur.

J.D.

www.facdedroit.fr/600ans/
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu UPCAM - Recommander
Jeudi 15 mai 2008
Source : 20 minutes – 15/05/08
par Frédéric Legrand

Près de 23 000 étudiants sont appelés aux urnes depuis hier et jusqu'à aujourd'hui à l'université de Provence (Aix-Marseille I) pour élire les trois conseils centraux : conseil d'administration, conseil scientifique, conseil des études et de la vie étudiante. Les élections au conseil d'administration doivent permettre de désigner trente élus parmi lesquels cinq élus étudiants, dont un vice-président du conseil.

Le scrutin est traditionnellement boudé par les étudiants : lors du dernier vote, en 2006, seuls 2 % d'entre eux s'étaient déplacés. « Si on atteint 4 % ou 5 % cette année, on sera content », estime le cabinet du président de l'université. Ces élections sont pourtant les premières depuis la mise en place de la loi LRU sur l'autonomie des universités, qui avaient fortement mobilisé les facs d'Aix-Marseille à l'été 2007. A la suite de ce mouvement, le gouvernement avait débloqué des rallonges financières pour la rénovation des campus. « Cette année, les universités d'Aix-Marseille ont vu leur budget augmenter de 15 % grâce aux contributions d'Etat, note Benjamin Tubiana, président académique du syndicat étudiant Unef. Il y a de gros chantiers, notamment les locaux de la fac de lettres à Aix.» Tout aussi important : les conseils élus cette année auront à gérer le chantier titanesque de la fusion, à l'horizon 2010, des trois universités de l'académie, soit 70 000 étudiants répartis actuellement entre universités de Provence, Méditerranée et Paul-Cézanne.




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Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Jeudi 15 mai 2008
Source : La Provence - 29/04/08
Par Martine Debette

L'association loi 1901 Alumni Entreprendre Provence a vu le jour en 2006, à l'initiative d'un groupe de diplômés de grandes écoles et de l'enseignement universitaire supérieur (HEC, Centrale Paris, Polytechnique, Arts &Métiers, Supélec, Sciences Po Paris, Agro Paris, Sup'aéro, Essec, Insead, IAE, etc.).

Elle vient de créer une société de capital-risque, Alumni Investissement SAS et son premier fonds d'investissement à vocation d'amorçage pour les Jeunes entreprises, de type start-up, de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Alumni Investissement SAS, dont le premier fonds est de 750 000 euros, permet à Alumni Entreprendre d'entrer dans une phase concrète de prises de participations. "Un suivi actif de ces participations sera assuré pour favoriser la réussite de la phase de démarrage des entreprises élues", précise Michel Vacher, ancien des Arts &Métiers, vice-président de la société de capital-risque (SCR). La création de cette société, présidée par Philippe Linssen, ex-HEC, complète le processus d'accompagnement d'Alumni Entreprendre dont la vocation est de fournir une expertise de haut niveau aux porteurs de projets, dans tous les domaines entrepreneuriaux, et de concrétiser cet accompagnement par l'entrée au capital des entreprises sélectionnées.

Les anciens élèves des grandes écoles apportent leur expérience et la mise à disposition des réseaux correspondants pour ouvrir à un potentiel vaste de possibilités de partenariats industriels. Le capital de la société Alumni Investissement SAS a été souscrit à la constitution par les membres d'Alumni Entreprendre Provence. Les associés fondateurs envisagent de rendre la société accessible à des non-membres de l'association.

RENSEIGNEMENTS
www.alumnientreprendre.com
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Mercredi 14 mai 2008
Source : La lettre Sud-Infos n°624

Les universités d'Aix-Marseille I, II et III déploieront chacune à la rentrée un dispositif de lutte contre l'échec en licence. Ces trois dispositifs s'inscrivent dans le cahier des charges du ministère de l'Enseignement supérieur, dans le cadre du plan national "Réussite en licence".

L'université d'Aix-Marseille I mettra en place un "contrat de réussite". Un enseignant référent accompagnera l'étudiant pendant la première année, sur une durée annuelle de 25 heures. Il pourra préconiser des soutiens disciplinaires individualisés, voire une réorientation complète en cours d'année si nécessaire.

L'université d'Aix-Marseille II proposera à ses étudiants des ateliers qui évolueront avec les semestres : bilan de compétences puis ateliers de compétences pour une mise à niveau minimal, ateliers de connaissances disciplinaires, ateliers de rattrapage en cas d'échec aux examens, ou encore ateliers de pré-professionnalisation organisés par métiers pour ceux qui ne désirent pas poursuivre d'études longues.

Le plan de l'université d'Aix-Marseille III met notamment l'accent sur la professionnalisation, avec du tutorat. L'étudiant apprendra à réaliser un CV, écrire une lettre de motivation et faire une recherche de stages plus efficace dans le cadre de modules dits de professions et construction d'un projet professionnel. Un certificat d'expérience professionnelle validera l'accomplis–sement de stages. L'université passera des conventions avec des entreprises étrangères pour favoriser la mobilité étudiante à l'étranger. Des bureaux d'insertion professionnelle, un à Marseille et un à Aix, seront ouverts, comme le préconise le plan "Réussite en licence".       

Marie-Pierre Vega
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Mardi 13 mai 2008
Aujourd'hui, je vous propose le lien vers un blog qui propose des articles intéressants avec comme thématique les Grandes Ecoles : http://enseignementsuperieur.typepad.fr/

Son auteur travaille sur de nombreux site / titres de presse (  Le Journal des Grandes Ecoles et Grandes Ecoles Magazine, L'Observatoire Boivigny, Citycampus.fr,  enviedentreprendre.com, Rue89.com) et met à disposition sur son blog ses réflexions et des liens vers les articles qui lui paraisse pertinent.

Un blog vraiment intéressant que j'intégre dans ma liste de liens tout de suite.



Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Mardi 13 mai 2008
Source : EDUCPROS.FR - 24/04/08
Propos recueillis par Céline Manceau

Marc Péna est le nouveau président de l'université Aix-Marseille 3, élu le 18 février 2008. Parmi ses priorités liées à la loi LRU figurent l'opération Campus, la création d'un bureau d'insertion professionnelle pour les étudiants et l'installation des comités de sélection.


* Votre université est-elle candidate à « l'opération Campus » ?

     
Nous allons déposer un dossier avec un projet ambitieux qui sera porté par les trois universités marseillaises dans la perspective de la fusion. Nous proposerons la création d'un campus moderne avec bornes wifi et bibliothèques numériques qui partirait de l'IUT d'Aix et irait jusqu'au rectorat. La dynamique de cet appel à projets est très positive, y compris pour ceux qui seront déçus puisqu'il n'y aura que dix campus et pas un de plus. Il faut accepter qu'on ne puisse pas donner à tout le monde, en même temps et à la meme vitesse.


* La création d'un bureau d'insertion professionnelle est-elle sur les rails ?     


Je me suis fixé le 1er septembre 2008 pour son ouverture. Dès le prochain CA, je vais installer un comité de pilotage qui réunira toutes les personnes concernées dans l'université pour le suivi et l'insertion des étudiants. Mon objectif est de définir une politique d'établissement pour mutualiser toutes les actions aujourd'hui dispersées. J'envisage ce bureau comme une sorte de guichet unique pour nos étudiants. Ces derniers feront d'ailleurs partie du comité de pilotage. Nous avons la chance d'avoir une représentation syndicale équilibrée avec des étudiants élus de l'UNI, de l'UNEF, de PDE, ainsi que de Fac verte, un mouvement écologiste, et de la Corpo, un syndicat local.

  
* Votre université est l'une des premières à mettre en place les comités de sélection. Comment procédez-vous ?

     
Nous n'avons pas le choix car notre conseil d'administration s'est réuni avant la publication des postes. Avec la clôture des candidatures au 1er avril 2008, il a fallu aller très vite. J'ai choisi de travailler en concertation avec les présidents des commissions de spécialistes sortantes. Ils me proposent une liste de seize à vingt-quatre noms classé par ordre de préférence, sachant que pour les maîtres de conférences, il faut douze membres et pour les professeurs des universités, huit. Je m'assure que la parité est respectée car il faut autant de maîtres de conférences que de professeurs pour le premier comité, et autant de personnalités extérieures qu'internes à l'université pour le second. Je veille aussi à ce que les comités contiennent au moins un représentant du laboratoire concerné et une autre du département. Puis, je fais mon choix afin de soumettre ma liste finale devant le conseil d'administration restreint. Pour le moment, tout se passe bien et je ne pense pas user de mon droit de veto.
   

* Etes-vous confronté à des besoins de recrutement spécifiques pour passer aux compétences élargies ?
     
Nous serons doublement inspectés, au printemps 2008, par le ministère des Finances et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Nous devrons démontrer notre bonne santé financière et notre capacité à gérer notre budget. J'ai créé, en janvier, une direction financière et nommé à sa tête une personne en interne qui vient de réussir le concours d'IGR (ingénieur de recherche). Cette nouvelle direction va se fédérer avec notre agence comptable et je vais recruter deux personnes supplémentaires.



Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Lundi 12 mai 2008
Source : La lettre Sud-Infos n°623

Les trois incubateurs "loi Allègre" (1999) de la région Paca affichent des résultats supérieurs à la moyenne nationale. A Marseille, depuis leur création en 2000, l'incubateur Impulse, porté par les trois universités d'Aix-Marseille, et l'incubateur multimédia Belle-de-Mai ont respectivement incubé 75 et 79 projets, contre une moyenne nationale de 60. Ces projets ont débouché sur la création de 52 entreprises pour le premier, 53 pour le second, alors que la moyenne nationale s'éta–blit à 31. A Sophia-Antipolis, l'incubateur Paca-Est, né, notamment, de l'initiative des universités de Nice Sophia-Antipolis et du Sud Toulon-Var, a incubé 65 projets depuis sa création en 2001, pour 40 entreprises créées.

Les trois structures revendiquent un taux de réussite moyen de 96%, et totalisent 640 emplois, soit cinq emplois en moyenne par entreprise (86% de réussite et 4,8 emplois par entre–prise en moyenne nationale). Les trois incubateurs de la région disposent chacun d'un budget de 600 à 700 K€. Un tiers est financé par l'Agence nationale de la recherche, le reste provient essentiellement des collectivités.

Une capacité financière jugée insuffisante. Pour l'augmenter, les trois structures cher–chent aujourd'hui à améliorer leur retour sur investissement dans des projets qui bénéficient d'une avance de 30 K€, remboursable sur 36 mois. Elles veulent aussi davantage séduire les investisseurs, et faciliter ainsi le recours au capital risque. Autre cible : les pôles de compétitivité, qui peuvent accueillir des entreprises nées de l'incubation. Pour consolider leur développement, les incubateurs cherchent aussi de nouveaux adhérents, particulièrement les organismes de recherche, où naissent les idées innovantes, et travaillent sur leur visibilité. C'est dans cette perspective qu'ils participent à la mise en place d'un réseau régional de l'innovation qui réunira les différentes structures oeuvrant dans ce domaine en Paca.


Pdt d'Impulse et Belle-de-Mai: Jacques Bourdon, pdt de Paca-Est: Gérard Giraudon. En sept ans, les 29 incubateurs "Allègre" ont accueilli 1 732 projets. 1 050 entreprises ont été créées et 901 étaient encore en activité au 31 décembre 2006, totalisant 4 198 emplois
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Lundi 12 mai 2008
Source : Le Figaro -  12/05/08
Par Aude Sérès

Gratuitement, des enseignants à la retraite n'hésitent pas à donner du temps et à transmettre leur savoir à des jeunes en quête de conseils avant le jour J.

Le bac approche. Après les vacances de Pâques, les longs week-ends du mois de mai se prêtent aux révisions. Et pour les lycéens, qui dit bachotage, dit forcément rendez-vous sur la Toile. Ils se ruent sur leurs claviers pour grappiller le maximum de conseils et de connaissances avant de passer l'examen.

Depuis la classe de troisième, Marion, actuellement en terminale ES, est une habituée du site Cyberpapy, l'un des plus fréquentés par les ados. Recherche d'un plan pour un exposé, exercice de maths trop difficile… «Je l'utilise très régulièrement depuis l'an dernier, explique cette lycéenne du Mans. J'en ai entendu parler par des amis. L'autre jour, j'avais une dissertation à faire sur l'investissement et je savais pas par où commencer ! Un “cyberpapy” m'a permis de débloquer le problème…». Autant dire qu'à l'approche du bac, elle a bien l'intention d'utiliser à fond ces cyberprofs gratuits ! Comme Marion, de nombreux collégiens et lycéens posent régulièrement des questions via le Net à ces profs virtuels. «J'ai même répondu à des élèves de primaire», explique un cyberprof.

L'an dernier, le site a enregistré 30 000 contributions par mois soit des questions posées, soit des réponses apportées et se targue d'un taux de réponse de 95 %. Plus de 10 millions de contacts ont été enregistrés depuis la création du site en 1997. L'originalité du site : il est totalement gratuit. Sur le même modèle, les sites Schoolangels ou encore Intellego proposent également aux collégiens et lycéens de poser des questions à des professeurs virtuels.

Règle numéro un de ces sites, aucun échange personnel n'est autorisé entre les profs et les élèves. Les contributions sur le site sont totalement libres. Aucune formation spécifique n'est demandée : anciens enseignants, retraités ou simples internautes, chacun peut donner une réponse. Et aucun filtre, autre que celui des modérateurs n'est apporté. «Je trouve que certains contributeurs sont plus utiles et pertinents que d'autres, mais je ne peux pas les choisir ! explique Marion. De toute façon, j'ai généralement plusieurs réponses à la même question et je trouve mon bonheur».

«Redonner confiance»

Institutrice à la retraite depuis 2003, Yvonne Willmann, contribue au site depuis quatre ans à partir du Haut-Doubs. «Je réponds aux questions sur le français, les maths et l'aide aux exposés en histoire géographie, explique-t-elle. Pour moi, c'est un moyen de garder un contact avec les jeunes, même si je fais aussi du soutien scolaire bénévole dans une MJC.» Pour elle, «cela ne se substitue pas au cours particulier, c'est une aide ponctuelle qui peut redonner confiance». Même si elle ne connaît pas personnellement ses «élèves», elle les retrouve régulièrement sous leur pseudo. Et s'y attache. «On noue une relation de confiance, nous ne sommes pas là pour les juger, explique-t-elle. En revanche, il est fréquent qu'ils me fassent part des résultats de mon aide, c'est très sympathique !»

Le soutien scolaire par Internet se multiplie : des sites comme Cyberprofs, s'il ne rassemble que des enseignants, propose aussi des fiches gratuites de révision. En revanche, les questions personnalisées sont facturées 4,99 euros…

Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Samedi 10 mai 2008
Source : LA MARSEILLAISE - 24/04/08

Ils visent la course à l'excellence

C'est peut-être des laboratoires de recherche de la faculté des sciences du sport de l'université de la Méditerranée que sortira le prototype d'une chaussure de sports révolutionnaire. Fruit de la collaboration entre deux pôles de recherche, celui de l'équipementier sportif Décathlon et de l'une des 80 unités de recherche de l'université de la Méditerranée. Une collaboration qui sera officiellement connue du grand public ce soir avec la signature dans les jardins du Pharo au siège de l'université de la Méditerranée d'une chaire d'excellence industrielle*.

Le professeur Eric Berton, responsable du master pro « ingénierie et ergonomie du mouvement humain » qui est en grande partie « responsable » de ce rapprochement, ne cache pas son intérêt pour ce type d'opération qui n'est pas si fréquent au sein de l'université. « Les accords de confidentialité sont souvent des handicaps dans ce genre de procédure. » La réussite du projet tenant pour beaucoup aux relations contractuelles déjà anciennes entre les deux protagonistes. La chaire d'excellence P2M « performance motrice et modélisation » est bien plus qu'une vitrine pour l'université dont le master pro « Ingénierie et ergonomie du mouvement » forme chaque année une vingtaine de doctorants. Issus de Staps, d'écoles d'ingénieurs, de centrale ou de l'Esil. Leur profil « aiguisé » étant généralement reconnu par les entreprises.

Mais la chaire permet surtout de faire entrer des financements et d'offrir des débouchés à ces mêmes étudiants. Elle a notamment permis aux équipes de recherche de travailler sur la chaussure sportive. Faut-il une chaussure plus molle qui protège ou plus efficace et donc de surcroît plus dure ? Trouver le meilleur compromis mais développer un concept qui réponde à la demande du public, tel est le défi des équipes de recherche qui travaillent en binôme. « Décathlon s'occupe de la partie matériaux, nous nous la testons», avance Eric Berton.

La réputation de sérieux scientifique (la recherche publique est sans cesse évaluée par des instances étatiques) est un gage de garantie des compétences. « Un labo reconnu par un industriel, c'est une vitrine intéressante », concède l'enseignant-chercheur.

L'excellence industrielle participe d'une certaine manière à la politique de valorisation de la recherche. Une recherche fondamentale qui est ici réalisée par de jeunes chercheurs. «La chaire est un accord qui vise à fournir sur des thématiques précises une avance de moyens. » Décathlon accordera 100 000 euros par an sur trois ans au pôle marseillais qui a rajouté un volet formation à cet accord. «Nous souhaitons aller plus loin», avance Eric Berton, dont la chaire P2M pourrait prendre en charge la formation continue des personnels de Décathlon. Deux DU (diplômes universitaires) ont été mis en place, l'un porte sur l'acquisition de données scientifiques et l'autre sur l'analyse du mouvement humain. Destinés aux ingénieurs du centre de développement de Décathlon, la validation des deux pourra donner droit à l'équivalence d'un master. Le but étant de viser l'excellence et ce en étroite collaboration avec la recherche publique et privée. L'un ayant besoin de l'autre et vice-versa.

CATHERINE WALGENWITZ

*La signature de l'accord-cadre a lieu ce soir 18h à l'université de la Méditerranée entre Yvon Berland, président de l'université de la Méditerranée, et Philippe Freychat, directeur du centre de recherche et de développement de Décathlon.

Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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