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Jeudi 7 février 2008
Source : Le Monde - 02/02/08
par Luc Cédelle et Catherine Rollot

La décision n'est pas encore prise mais suscite déjà une polémique, ainsi qu'une nette hostilité de la part du ministère de l'enseignement supérieur : l'université Paris-IX-Dauphine envisage d'augmenter ses frais d'inscription sur les diplômes d'université (DU), non reconnus au niveau national et dont la tarification est libre. Le conseil d'administration devrait se prononcer le 25 février sur ce projet, que l'université espère appliquer progressivement à partir de la rentrée 2009.

Actuellement, 2 000 étudiants de Dauphine sur 8 500 sont inscrits en DU. Avec cette réforme, leurs frais d'inscription - 350 à 400 euros en moyenne aujourd'hui - pourraient atteindre 1 650 euros. Parallèlement, leur modulation en fonction du revenu de la famille de l'étudiant est envisagée. "Les étudiants les plus démunis bénéficieront de cette réforme, assure Laurent Batsch, président de Dauphine. 20 % de nos étudiants seront exonérés de tout droit d'inscription, contre 12,5 % actuellement."

Concernant les DU, l'aval du ministère n'est pas obligatoire, mais son accord de principe est indispensable. M. Batsch ne cache pas que l'université pourrait, à terme, proposer deux types de formation : soit le diplôme national, soit un "package" composé du diplôme national (300 heures) et du supplément DU (150 heures). Cette dernière formule pourrait attirer la plupart des étudiants de Dauphine. Pour M. Batsch, élu le 14 mai 2007 sur le projet de réformer les droits d'inscription, cette réforme se justifie par une situation financière difficile : "Nous avons besoin de 6 milliards d'euros pour continuer à offrir les prestations de qualité qui ont fait la réputation de notre université. Ce n'est pas le ministère qui va apporter cet argent, à nous de le trouver." Depuis 2004, Dauphine bénéficie d'un statut de "grand établissement" qui lui permet de sélectionner ses étudiants, mais reste sous la tutelle du ministère de l'enseignement supérieur, qui la finance à 85 %.

Vendredi 1er février, la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a rappelé dans un communiqué "qu'il est interdit d'imposer aux étudiants inscrits à un diplôme national de s'inscrire parallèlement à une formation complémentaire, entraînant des frais supplémentaires pour valider leurs diplômes". La ministre ajoute qu'elle "veillera à ce que la loi soit strictement appliquée" et que "toute décision entachée d'illégalité sera immédiatement déférée devant le juge par le recteur". L'augmentation des droits d'inscription comme leur modulation sont combattus par la plupart des organisations étudiantes.
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Mercredi 6 février 2008
Source : Les Echos - 29/01/08
par Laurence Albert

Il y a les écoles et les universités (IEP, Dauphine, Essec) qui convient les responsables politiques à venir disserter dans leurs amphis. Et puis, il y a celles qui choisissent de s'inviter sur la scène politique. L'ESCP-EAP est de celles-là. L'école de management parisienne lancera jeudi, en partenariat avec la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, une opération inédite baptisée « les jeudis de l'économie ». Un cycle de conférences destinées aux députés et aux étudiants de l'ESCP-EAP, qui verront à chaque fois débattre deux experts, l'un issu du monde professionnel, l'autre du monde académique. La première des cinq séances prévues cette année aura pour thème « Comment consommer autrement » et pour invités Pierre Kosciusko-Morizet (PDG de Price Minister) et Robert Rochefort (Credoc).

« Nous voulons sortir du cadre institutionnel, montrer qu'il y a d'autres façons de traiter des sujets économiques », explique le député UMP du Loiret Jean-Paul Charié, coordonnateur du projet. Objectif assumé du parlementaire : améliorer la culture économique des députés. « Il est grave, sous prétexte que ce sont des élus, que certains considèrent qu'ils savent tout. En réalité, nous n'avons jamais de cours juridiques et économiques. Combien y a-t-il de députés qui savent comment est structuré le budget de la nation ? Certains ne savent pas la différence entre un chiffre d'affaires et un résultat d'exploitation. Les chefs d'entreprise se plaignent de ce manque de culture économique. »

Distribution d'un dossier

L'ESCP-EAP pense elle aussi avoir un rôle à jouer. Ses professeurs ont été mis à contribution pour rédiger un dossier distribué aux participants. « Nous avons une vocation de transmission et de production de connaissance en économie, d'autant plus forte que les thématiques contemporaines lient étroitement micro et macro-économie », argumente son directeur Pascal Morand.

L'expertise économique n'est pas l'unique atout de l'école, qui peut aussi se prévaloir d'un lien certain avec le monde politique : elle a recruté à cette rentrée l'un de ses anciens élèves comme intervenant. Un dénommé... Jean-Pierre Raffarin.

Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu UPCAM - Recommander
Mardi 5 février 2008
Source : Portail du Gouvernement - 31/01/08

Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot et Bernard Laporte ont installé le 22 janvier à l’université Paris Sud la mission "Sport à l’université". Son objectif : définir les modalités de développement d’une "politique sportive de haut niveau".

La direction des travaux de cette mission a été confiée à Stéphane Diagana, et à Gérard Auneau. Pour Bernard Laporte, une "politique sportive de haut niveau" est un "moyen de faire briller un établissement universitaire sur la scène nationale et internationale".

Trois pistes devront être étudiées par la mission "Sport à l’université" pour promouvoir la pratique sportive de haut niveau dans les milieux universitaires :

-  la rationalisation des relations entre les multiples acteurs ;

-  la mise en oeuvre de parcours spécifiques pour les étudiants souhaitant mener de front études et pratique sportive intensive ;

-  une réflexion sur les équipements sportifs, préalable indispensable au développement du sport de haut niveau.

Les conclusions du rapport sont attendues à la fin du mois de mai.
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Mardi 5 février 2008
Source : AFP - 29/01/08

L'université Toulouse 1 de sciences sociales a signé, mardi, pour la première fois en France des contrats de travail avec des étudiants, qui seront associés à des tâches d'accueil ou de monitorat.

Trois étudiants en doctorat ou en Master 2, qui avaient fait acte de candidature pour des activités de monitorat, ont été retenus selon "des critères sociaux et de réussite aux examens", a indiqué Bruno Sire, premier vice-président de l'université, qui s'est satisfait de ce décret consécutif à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités.

Une enveloppe de 260.000 euros a été accordée par le ministère des Universités pour permettre l'embauche à temps partiel (entre 8 et 16 heures par semaine) de 25 contrats au maximum.

"Le président de l'université de sciences sociales, Henry Roussillon, a saisi l'occasion donnée par la loi sur l'autonomie des universités pour permettre cette embauche", a déclaré M. Sire avant de signer les contrats avec les trois étudiants, une jeune femme et deux jeunes gens âgés de 22 à 27 ans.

Selon lui, "cette loi est un avantage considérable car elle permet d'ouvrir des droits à des congés, à une prise en charge maladie et à des indemnités chômage", ce qui n'était pas le cas précédemment, a poursuivi ce professeur de sciences de gestion.

Douze autres contrats, dont la durée maximale de travail est fixé à 670 heures en 10 mois ou 300 heures en deux mois, devraient être signés en mars.

L'université Toulouse 1, qui compte 26% de boursiers, emploie déjà 500 moniteurs par an pour des contrats de 4 à 4,5 heures par semaine et consacre 512.000 euros à cette fin.

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Mardi 5 février 2008
Source : AEF.INFO - Dépêche n° 90812

L'université de Provence (Aix-Marseille-I) doit "conforter sa présidence dans l'exercice politique d'une stratégie scientifique et faire du recrutement un moyen du développement de la recherche et de la diversification pédagogique", estime l'Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres). Dans son rapport, l'agence encourage aussi l'établissement à renforcer son pilotage central et éviter l'éparpillement de ses centres de décision. Il lui recommande par ailleurs d' "inscrire clairement la politique de l'établissement dans la perspective de la structuration du site universitaire d'Aix-Marseille" et de "concourir résolument à la lisibilité du site par une politique internationale volontariste". Voici l'essentiel des remarques du rapport et de la réponse du président de l'université de Provence, Jean-Paul Caverni.

L'intégralité du rapport de l'Aeres sur l'université de Provence est consultable à l'adresse :
http://www. aeres-evatuation.fr/IMG/pdf/AERES-S1-Aix-Marseilie1.pdf

ÉCLATEMENT
L'université de Provence, qui est organisée en deux grands secteurs, sciences et lettres sciences humaines, a pour particularité d'être éclatée entre six sites différents, ce qui, associé à une situation patrimoniale "globalement difficile", constitue une contrainte majeure pour l'établissement, "consommatrice d'une énergie importante pour l'équipe de direction et pénalisante pour le développement d'une dynamique collective d'établissement", estime l'Aeres. Par ailleurs. depuis 1999, l'établissement enregistre une baisse de ses effectifs (21 931 étudiants) de près de 10%, contre une progression de 4% pour les universités de même type. Mais l'attractivité de l'établissement au niveau national est significativement supérieure à la moyenne des universités de même type, en particulier pour les nouveaux bacheliers.

ÉVALUATION
L'université de Provence présente une faible culture de l'évaluation. "La base d'indicateurs de référence est très limitée et il n'y a pas eu de réalisation d'un bilan social." L'Aeres attribue cette situation "en partie au déficit de structuration du système d'information", ce qui ne permet pas une analyse détaillée sur le plan quantitatif des progrès réalisés par l'établissement sur la durée du contrat quadriennal 2004-2007. L'Aères recommande à l'université de "mobiliser l'ensemble de ses ressources pour que la culture de l'évaluation interne imprègne réellement tous les niveaux des structures universitaires pour conduire à un ensemble coordonné et cohérent". Elle estime que les actions impulsées par l'équipe de direction "créent des conditions favorables pour une évolution significative dans ce domaine".

RECHERCHE
L'Aeres félicite l'université de Provence pour son "attention soutenue et partagée au développement et à l'excellence de la recherche", qui se concrétise notamment par des résultats des équipes de recherche significativement supérieurs à la moyenne nationale dans les deux secteurs, LSH et sciences et technologies. Toutefois, la politique scientifique menée favorise le développement de toutes les thématiques, mais, par conséquent, "on n'identifie pas de véritables priorités scientifiques, ainsi que les dispositifs d'accompagnement susceptibles d'apporter un renforcement significatif dans les domaines ciblés", déplore l'Aeres. Pour l'avenir, elle estime que "les restructurations immobilières et leur adéquation aux besoins de la recherche et des formations constituent un enjeu essentiel". L'agence relève par ailleurs "des efforts de structuration des outils de gestion de la recherche". Le fonctionnement du conseil scientifique est qualifié de "cohérent et satisfaisant", "avec un accès facilité aux comptes rendus des différentes réunions". Par contre, "l'absence de liaison régulière entre la gouvernance de l'université et les directeurs d'unité pénalise globalement les différentes opérations de gestion et de pilotage de la recherche", pointe l'Aeres qui note aussi "des échanges assez limités" entre les directeurs des équipes de recherche du secteur LSH et les UFR de rattachement.
Dans sa réponse, le président Jean-Paul Caverni se dit "pleinement conscient des difficultés liées à ses implantations géographiques dispersées", et rappelle que la responsabilité "ne lui incombe pas". Il défend son choix, avec les deux autres universités d'Aix-Marseille, de construire une politique de site, qui a "réussi à améliorer la visibilité et les performances de sa recherche dans ces deux secteurs". L'appréciation de l'Aeres sur l'absence de véritables priorités scientifiques est "pour le moins sévère", selon le président.

FORMATION
Le secteur sciences dispose d'une offre de formation lisible et bien structurée, estime l'Aeres. Par contre, la lecture de l'offre de formation en LSH, structurée en six UFR et démultipliée en départements, est "bien difficile pour les étudiants". La réorganisation de ce secteur "est particulièrement urgente d'autant que le projet de fusion des trois universités impactera faiblement ce secteur essentiellement implanté l'université de Provence". Jean-Paul Caverni précise que "les départements correspondent à une réalité pédagogique des filières". Il convient selon lui que "le LMD impose la conception de filières plus transversales, tout en maintenant les filières disciplinaires". À cet effet, "une restructuration des composantes est à l'ordre du jour". Pour les deux secteurs, sciences et LSH, l'Aeres note que "la création des formations n'a pas fait l'objet d'une démarche systématique d'analyse des coûts engendrés". Le président indique dans sa réponse que dans le cadre de la préparation du nouveau contrat quadriennal, "chaque formation a dû remplir une fiche de coût, avant d'être proposée soit à la création, soit au renouvellement".

GESTION DES RESSOURCES
L'Aeres souligne que la clarification et la simplification des structures annoncées par la nouvelle équipe de direction est "indispensable à une meilleure gestion des emplois et des ressources". De fait, l'ensemble du secteur est "nettement sous-doté" en emplois enseignants et latos, les bibliothèques sont pauvres en locaux et en personnels, les bâtiments sont dispersés et en mauvais état. Le président rappelle que "les secteurs LSH connaissent dans les universités françaises une situation de sous-encadrement", l'université de Provence ne faisant "pas exception".

VIE ÉTUDIANTE
Les actions de soutien pédagogique aux étudiants, "ébauchées qu'entre 2004 et 2007", devront faire l'objet d'une évaluation sérieuse et complète, avant d'être éventuellement étendues à toutes les formations. Le président note qu'à propos des mêmes actions, l'Aeres parle aussi d' "actions réalisées". "Réalisées et ébauchées sont-ils synonymes? ", s'interroge Jean-Paul Caverni. Pour l'Aeres, les moyens doivent en outre être mutualisés avec les autres universités du site, et l'amélioration des conditions d'accueil des bibliothèques est indispensable pour le secteur LSH. La participation des étudiants à la vie institutionnelle de l'établissement reste moyenne, bien que "les conditions matérielles pour la meilleure intégration des élus aux processus décisionnels semblent être mises en place". La vice-présidence étudiante créée en 2002 a montré son efficacité pour l'amélioration du dialogue avec les étudiants, mais le VPE ne fait pas partie du bureau de l'équipe de direction, "ce qui limite ses possibilités d'intervention au sein de l'équipe de direction".

INTERNATIONAL
L'Aeres ne perçoit pas très bien la réalité des actions contribuant à l'affichage d'une stratégie globale de politique internationale. Cependant, les échanges Erasmus sont bien équilibrés entre étudiants entrants et sortants, et tous les contrats d'échange sont actifs. La concertation est également très satisfaisante entre les trois universités marseillaises et il est prévu d'ouvrir un guichet unique pour gérer l'ensemble des aides à la mobilité. L'université a une activité soutenue en matière d'internationalisation des formations avec fin 2007, à l'exception des masters sur lesquels "il serait sans doute utile que l'établissement manifeste une plus forte volonté de développement de l'internationalisation avec des priorités et des objectifs affichés".

PROJET DE FUSION
La perception de ce projet est "floue" au niveau des acteurs de terrain, qui expriment un besoin d'informations, note l'Aeres. Elle relève que la période qui s'amorce "sera délicate pour la cohésion et la dynamique collective de l'établissement".

GOUVERNANCE
Les services de la présidence sont bien structurés malgré une organisation très souvent bicéphale, ce qui devrait lui donner les moyens de mener une politique d'établissement. Par contre s'agissant des composantes, l'Aeres recommande fortement de fusionner des UFR et de renforcer le pouvoir des directeurs d'UFR. Elle pointe aussi deux faiblesses: l'absence d'une organisation administrative clairement identifiable et de nombreux services éclatés en deux, un situé à Aix, l'autre à Marseille.

GESTION
La situation financière de l'université est globalement saine. Le fonds de roulement (31 millions d'euros en 2006) augmente régulièrement depuis plusieurs années, la capacité d'autofinancement (3,1 millions d'euros en 2006) est positive et l'université mène une politique d'amortissement conforme aux normes comptables. La trésorerie est également en situation favorable. Cependant, l'Aeres exprime des réserves, notamment sur l'atomisation des centres de gestion, et la nécessité de trouver des solutions nouvelles pour faire face à l'évolution des coûts d'infrastructures des surfaces recherche. Soulignant que "le problème de l'insuffisance notoire des crédits d'infrastructures recherche est général dans les universités françaises", le président rappelle que l'université de Provence a décidé de "mobiliser une partie du BQR pour faire face" à ces dépenses, ce qui "a été l'occasion d'un travail pédagogique auprès des directions des laboratoires sur ce problème".

L'intégralité du rapport de l'Aeres sur l'université de Provence est consultable à l'adresse :
http://www. aeres-evatuation.fr/IMG/pdf/AERES-S1-Aix-Marseilie1.pdf
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Lundi 4 février 2008
Source : Le Figaro - 03/02/08
par Delphine Chayet

Quatre verres maximum par soirée et des sanctions en cas d'abus : les beuveries d'étudiants sont désormais proscrites.

Les grandes écoles ne veulent plus des «orgies» du samedi soir. Connues pour être très arrosées et parfois ponctuées de dérapages, les fêtes des étudiants en écoles de commerce et des élèves ingénieurs seront bientôt strictement encadrées. Leurs représentants viennent de mettre au point une «charte nationale», qui sera signée avant la fin du mois (1). Ce document de 13 pages prévoit une série de règles destinées à éviter les excès : consommation limitée à quatre verres par invité, interdiction de la vente d'alcool fort pur, distribution d'eau et de nourriture ou encore présence sur place de la Croix-Rouge.

Il crée aussi des sanctions : tout étudiant pris en flagrant délit de non-respect sera «traduit en conseil de discipline et passible d'une exclusion». Campagnes de prévention et séminaires annuels dans chaque école sont également recommandés.

«L'objectif est de restaurer l'image des écoles, ternie par des soirées qu'on décrit aujourd'hui trop volontiers comme des beuveries», indique Alain Jeneveau, initiateur du groupe de travail et membre de la Conférence des grandes écoles (CGE).

«Esprit de corps et cohésion»

Au moment où la consommation d‘alcool préoccupe jusqu'au ministère de la Santé, qui s'apprête à présenter un texte de loi sur le sujet, il s'agit aussi d'éviter une consommation à risques qui peut aller jusqu'aux comas éthyliques, voire à des morts.

«Les mentalités ont commencé à évoluer», nuance cependant Renaud Bouthier, président d'Avenir Santé, une association spécialisée dans la prévention. Une étude menée en novembre 2007 par la CGE montre ainsi que 54 % des grandes écoles françaises ont instauré une réglementation dans l'organisation des soirées.
À l'école des Mines de Nancy, la consommation est limitée à trois verres et les alcools forts sont proscrits. Les contrôles d'alcoolémie sont devenus obligatoires à la sortie, avec non-restitution des clés de voiture en cas d'abus.

À Grenoble, la direction de l'École supérieure de commerce est allée plus loin : ici, l'alcool est tout simplement banni du campus. «L'expérience montre que plus on boit et plus on a envie de boire, remarque Adrien Barthel, le président du bureau des élèves. Avec cette interdiction, on imagine d'autres moyens (soirées à thème ou déguisées) pour créer l'esprit de corps et la cohésion.»

Nombre d'événements étudiants, qui se déroulent à l'extérieur des campus, dans des salles des fêtes ou des discothèques, demeurent hors de contrôle. Et les soirées «open bar», où l'alcool est servi gratuitement et sans restriction, sont encore très prisées. «Certains directeurs d'écoles ont conscience de la nécessité d'intervenir mais ne savent pas comment s'y prendre», souligne Alain Jeneveau. La charte crée les conditions d'un dialogue entre directions et élèves. À terme, un label permettra d'identifier les écoles ayant ratifié ce document.


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Lundi 4 février 2008
Source : Le Figaro - 03/02/08
D. Ch.

Des bénévoles de la Croix-Rouge sont souvent sur place, munis de masques à oxygène au cas où…

Sur le papier déjà, la nuit était pleine de promesses. «Consos à 3 euros», «Open bar champagne de 23 h 30 à 1 heure du matin», «Bouteilles offertes aux groupes de filles les plus glamour et sexy»…

Ce vendredi soir, les étudiants étaient attendus au Redlight, une boîte de nuit située au pied de la tour Montparnasse à Paris. «Ils viennent pour l'ambiance électronique et le prix attractif des verres et des bouteilles, souligne Audrey, qui s'est spécialisée dans l'organisation de soirées étudiantes. Car leur but est de consommer sans modération, mais sans se ruiner.»

À l'autre bout de la boîte de nuit, une autre fête rassemble les élèves de l'école de management du pôle Léonard de Vinci, à Nanterre. Ici, l'entrée est à 15 euros ; trois consommations sont offertes. Ni vin, ni bière mais du whisky coca et de la vodka pomme.

Deux fêtes par semaine

«Ça désinhibe et ça libère, y compris les plus introvertis, explique Carole, 22 ans. Grâce à l'alcool, tout le monde est à égalité.» Perchés sur les podiums et les estrades, sur des tables et sur des banquettes, ses camarades se défoulent du stress de la semaine et de l'angoisse de performance. Comme dans toutes les soirées, on danse, on se bouscule, on chante. On se parle par gestes. Un couple s'embrasse goulûment. La musique est assourdissante.

Effondrée sur une banquette, tête dans les genoux, une jeune fille aux cheveux longs cuve. La Croix-Rouge passe. «Nous intervenons lorsqu'ils commencent à être dangereux pour eux ou pour les autres, témoigne Nicolas, un bénévole de l'association, habitué de ce genre de festivités.

«Pour l'instant, la soirée est soft. À cette heure-là, il arrive souvent que la plupart des participants soient déjà passés au poste de secours pour se voir appliquer un masque à oxygène.» De telles fêtes, Julie et ses amies en font environ toutes les deux semaines. «Ça fait du bien parfois de se l âcher un peu, de ne penser à rien sauf à danser, dit-elle. Et puis, c'est pas si grave de se prendre une cuite.»

Ces étudiants aiment aussi se retrouver avec leurs camarades de promotion dans un autre univers. Ils adorent «être gais».

«On ne finit pas tous ivres morts, tempère pourtant Julien. Mais c'est vrai qu'il faut connaître ses limites. Et tout le monde n'a pas appris à se contrôler.»

Ce soir, quelque 200 bouteilles de vodka et de whisky ont été écoulées par le millier de convives, selon le bureau des élèves de l'école de commerce.

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Vendredi 1 février 2008
Source : La Marseillaise - 29/01/08

2008 pourrait incarner une année charnière pour l'Europôle de l'Arbois. Son président Alexandre Medvedowsky, venu présenter ses voeux aux personnels du site, en a détaillé tous les atouts. Au chapitre des bonnes nouvelles, il s'est félicité de l'arrivée d'entreprises innovantes et a annoncé pour les mois à venir l'extension de la ZAC du Tourillon et du quartier de la gare, même si ce projet risque d'être encore retardé à cause des désaccords avec RFF (réseau ferré de France) et la SCNE.

Puis il s'est référé au passé pour pointer les défis de demain: « il y a 20 ans, lorsqu'une équipe de pionniers a voulu développer une zone sur l'environnement, personne n'y a cru. Désormais, tout le monde s'est saisi du concept. Et déjà, la Silicon Valley s'est mis sur les rangs avec les moyens que l'on peut imaginer Si nous voulons rester dans la course, nous n'avons pas le choix, il va falloir conjuguer l'intelligence, la créativité et l'entreprise », a-t-il martelé. Il mise sur la coopération, voire la fusion de technopôles, comme Sophia Antipolis à Nice ou cap énergie à Montpellier.

Parmi les projets les plus ambitieux, il a parlé du transfert de l'I.R.S.N (l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). Cet établissement public, expert en matière de recherche et d'expertise sur les risques nucléaires et radiologiques, dont l'un des sites se situe sur Cadarache pourrait venir s'installer à l'Arbois. La délocalisation a été envisagée sous le gouvernement Villepin, «mais le changement d'équipe ne l'a pas modifié. Christian Frémont, ancien préfet de région, et, désormais directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo nous a assuré qu'il fera tout que ça se fasse chez nous », a-t-il déclaré. Ainsi sous peu, 400 ingénieurs et chercheurs pourraient s'installer au Tourillon.

Enfin concernant la fusion des trois universités, Alexandre Medevedowsky s'y est déclaré favorable, invitant le microcosme universitaire à s'installer sur le site pour y développer de nouveaux labos de recherche. Une aubaine selon lui car « quelles que soient les échéances électorales, l'Europole de l'Arbois deviendra un projet phare du territoire».

ANGÉLIQUE GIORGI
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Vendredi 1 février 2008
Source : Le Monde - 30/01/08

Lors d'un hommage au Prix Nobel de physique Albert Fert, le chef de l'Etat a mis les universités au centre de la politique scientifique nationale

Un discours au canon. Nicolas Sarkozy, venu sur le campus d'Orsay, lundi 28 janvier, rendre hommage au Prix Nobel de physique 2007 Albert Fert, a longuement exposé sa vision de l'organisation de la recherche française. Une vision qui marque une rupture radicale avec le système actuel et - il ne peut l'ignorer - annonce de nouveaux bras de fer avec les chercheurs.

Jamais, depuis son élection, le président de la République ne s'était exprimé aussi nettement sur ce sujet. Saluant « la qualité exceptionnelle » des scientifiques français, il n'en a dépeint qu'en termes plus cinglants un dispositif de recherche « vieux d'un demi–siècle et qui nous pénalise », gangrené par la « balkanisation » et menacé de « paralysie ». « Il faut avoir le courage de reconnaître une maladie et de la traiter », a-t-il lancé, en prenant pour symptômes le mauvais classement mondial des universités françaises. « D'ici 2012, a-t-il assuré, nous porterons à 3 % du PIB [contre 2,12 % en 2006]  notre effort de recherche, ce qui signifie 15 milliards  d'euros supplémentaires, dont 4 à la charge de la  puissance publique. » Un engagement conforme aux promesses du candidat pour les financements publics vais qui, pour les milliards d'euros restants, suppose un investissement sans précédent des entreprises.

« Cet effort budgétaire massif sera indissociable de la réforme », prévient M. Sarkozy qui, sans craindre la provocation, reprend à son compte le slogan « sauver la recherche », antinomique à ses yeux avec « l'immobilisme ». Partisan d'une « véritable refondation », il entend « mettre progressivement l'université au centre de notre dispositif de recherche », sur le modèle des « systèmes les plus performants du monde ».
Les grands organismes, tels que le CNRS, verront leurs missions « redéfinies ». Devenus « agences de moyens davantage qu'opérateurs », ils « mettront en oeuvre la politique scientifique que le gouvernement leur aura confiée ». Ce qui revient à en faire de simples exécutants, dépourvus de politique scientifique propre. « A terme, ils ne devraient conserver que les activités qui gagnent à être coordonnées au niveau national (grands moyens de calcul, grands équipements et plates-formes technologiques...), précise le chef de l'Etat. Toutes les autres activités ont vocation à se développer dans les laboratoires universitaires, dans un esprit de compétition ». Aiguillonné peut-être par le rapport Attali, M. Sarkozy est également décidé à remettre à plat le statut des chercheurs. S'il n'est « pas question » de revenir sur celui des personnels en activité, et « tout en maintenant un volant de postes statutaires », il souhaite, à la faveur du remplacement des 30 % qui prendront leur retraite d'ici 2012, « introduire un peu de flexibilité », avec « des rémunérations plus attractives pour les jeunes docteurs les plus brillants ».

Avec ce discours iconoclaste, M. Sarkozy assume le risque de relancer la fronde des scientifiques. « Nous espérions que le principe de réalité l'emporterait sur l'idéologie, il n'en est rien », commentait, « consterné », Bertrand Monthubert, président de Sauvons la recherche. L'association diffusait un discours pastiche, où le chef de l'Etat annonçait « une indépendance renforcée » de la recherche et la création annuelle de 5 000 postes. Une « rupture » aussi, mais de tout autre nature.
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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Vendredi 1 février 2008
Source : AFP - 29/01/08

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à l'université Paris Sud XI d'Orsay (Essonne) que "si la France gagne la bataille de la recherche, elle gagnera la bataille de la croissance et la bataille de l'emploi".

M. Sarkozy s'exprimait devant la presse à l'issue d'une cérémonie en l'honneur du Prix Nobel de physique 2007, Albert Fert, durant laquelle il a prononcé un discours consacré notamment à l'organisation de la recherche en France.


"Pour moi, c'est absolument capital de donner des moyens très importants à la recherche en France" car "si la France gagne la bataille de la recherche, elle gagnera la bataille de la croissance et la bataille de l'emploi", a-t-il déclaré.

"J'ai dit aux chercheurs qu'ils auront des moyens supplémentaires mais qu'ils doivent accepter les réformes parce qu'il ne s'agit pas de mettre de l'argent dans des structures qui ont démontré finalement leurs limites", a-t-il ajouté.

"On va s'inspirer des pays qui gagnent et ont choisi l'innovation pour porter des crédits supplémentaires et les réformes dont la recherche a besoin", a-t-il également affirmé.

"C'est à une véritable refondation que j'appelle toute la communauté scientifique française", avait-il dit un peu plus tôt, devant Albert Fert et plusieurs centaines d'étudiants et de chercheurs.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, étaient également présentes.

Selon M. Sarkozy, la difficulté à laquelle est confrontée la recherche en France "n'est pas un problème d'effort financier public" mais "une question d'organisation et d'allocation de ces moyens".

"Oui, il faut un effort financier et je suis prêt à le faire. D'ici 2012, nous porterons à 3% du PIB notre effort de recherche, ce qui signifie 15 milliards d'euros supplémentaires dont 4 à la charge de la puissance publique", a-t-il rappelé.

Mais "cet effort budgétaire massif est indissociable de la réforme. Parce qu'augmenter un budget public de la recherche qui est déjà l'un des plus élevés du monde, sans faire de réformes, ce serait irresponsable car parfaitement inutile (...) Les budgets iront de pair avec les réformes", a-t-il martelé.

Il a notamment plaidé pour l'introduction d'"un peu de flexibilité - pardon pour le gros mot - dans un système qui souffre cruellement et depuis si longtemps de sa rigidité". "30% des chercheurs prendont leur retraite en 2012. N'est-ce pas l'occasion d'innover?", s'est-il interrogé.

Autre réforme: "l'évaluation" des chercheurs. Selon M. Sarkozy, il revient à l'Agence de l'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur de porter "la responsabilité majeure de nous doter d'une évaluation professionnelle et irréprochable".

"On aura gagné quand les jeunes talents étrangers se battront pour venir en France", a-t-il conclu.

Pendant que le président s'exprimait, de quatre-vingt à cent personnes ont manifesté sur le campus contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités.

Interrogé par l'AFP, le président de l'association Sauvons la Recherche, Bertrand Monthubert, a regretté l'annonce, "de fait, de la disparition du statut de chercheur" par M. Sarkozy.

Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander

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