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Jeudi 31 janvier 2008
Source : La Provence - 29/01/08

Pour améliorer l'efficacité de ses services juridiques, la Communauté du pays d'Aix (CPA) a fait appel à la faculté de droit. Plus précisément, à son Centre de recherches ad–ministratives (CRA) avec le–quel elle vient de signer une convention obligeant les deux institutions à coopérer en matière de recherches, d'études et de formation. Ainsi, le CRA s'engage à fournir son expertise univer–sitaire dans le domaine du droit public local, en échan–ge de quoi, la CPA apporte une contribution financière annuelle de 16000 €, Cette somme permettra d'aider le centre de recherches à fonc–tionner et d'assurer la péren–nité d'un nouveau diplôme universitaire créé pour l'occa–sion, le DU "management de l'achat public" .

Cette formation destinée aux personnels des diffé–rents services publics locaux (communes, hôpitaux, tribu–naux...) met principalement l'accent sur la conciliation en–tre droit et efficacité économi–que en matière de gestion de la commande publique: procédures d'achat, exécution des marchés publics, etc. "Ce diplôme a pour objecctif de sécuriser les marchés pu–blics et de développer un mé–tier d'avenir", explique son responsable, le professeur Florian Linditch. "Les collec–tivités manquent en effet de bons acheteurs publics alors qu'un quart de l'activité, éco-nomique du pays passe par ces procédures et que l'achat public représente 30% du budget de la CPA", pour–suit-il. La formation se dé rou–le en deux ans (cours, stages, mémoire) et se doit d'ac–cueillir en son sein cinq agents de la CPA.

S.C.
Par Benoît Chamontin - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Publié dans : Actu UPCAM - Recommander
Mercredi 30 janvier 2008
Source : AFP

Ouverture élargie aux boursiers, accompagnement par les grandes écoles en 1ère année, équivalences avec l'université: à petites touches, le gouvernement tente de modifier l'image d'Epinal d'un élève de classe préparatoire: bon élève, sûr de lui et favorisé.

"Il faut oser la classe préparatoire ! On va vous donner les moyens de pouvoir l'oser", a scandé mardi la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse aux élèves du lycée Olympe de Gouges de Noisy-le Sec (Seine-Saint-Denis) qui va ouvrir une classe préparatoire économique et commerciale à la rentrée 2008 en partenariat avec HEC.

Elle a souhaité que "personne ne limite ses ambitions" grâce à l'installation d'une prépa "à proximité des élèves".

"C'est important de montrer aux élèves qu'ils peuvent réussir là où ils habitent et non qu'ils ont besoin de partir pour réussir", a assuré Roland Hubert, secrétaire général du Snes-FSU (majoritaire) à l'AFP. Pour lui, l'ouverture de classes préparatoires dans les quartiers est un moyen de "créer de l'ambition dans les lycées" et de lutter contre une autocensure qui reste très prégnante.

"On a déjà 6 de moyenne en maths en terminale, si la classe va trop vite, on va être démotivés", a contesté en revanche Tom, 17 ans, en terminale ES à Olympe de Gouges et plutôt preneur d'un IUT ou d'un BTS.

Cette initiative, qui reste à l'état expérimental - trois lycées seront concernés en région parisienne à la prochaine rentrée -, vise à accélérer l'objectif gouvernemental de "démocratisation" sociale et géographique de ces filières dites d'excellence, au nom d'une demande présentée comme sans cesse plus forte de diversité sociale et culturelle par les entreprises.

Dans sa lettre de mission, le président de la République, a exigé de sa ministre que "5% des meilleurs élèves de chaque établissement soient assurés de pouvoir rejoindre, s'ils le souhaitent, une classe préparatoire aux grandes écoles".

Dans une circulaire prévue pour début février, Mme Pécresse et son homologue à l'Education nationale Xavier Darcos ont revu l'objectif à la hausse ("entre 5% et 8%"), en se confrontant à une réalité en fait déjà très proche du but recherché.

Sur 2.600 lycées en effet, 305 seulement n'envoient aucun dossier de candidature en prépa, dont 180 comptent moins de 30 bacheliers.

Les ministres ont en outre ajouté l'objectif d'accueil de 30% d'élèves boursiers en prépa, déjà presque atteint par les gouvernements Raffarin et Villepin, puisque la proportion est de 23% aujourd'hui pour 18% en 2005.

La piste d'un tutorat plus large d'élèves de classes préparatoires vers des lycéens défavorisés pour les encourager à s'inscrire dans ces filières, moyennant un accompagnement spécifique si leurs dossiers sont retenus, est également examinée.

Une circulaire d'application d'un décret datant de mai 2007 doit par ailleurs être publiée dans les jours qui viennent, qui définira les critères d'attribution de crédits universitaires, à l'issue d'une ou deux années de classe préparatoire, valable pour tous les établissements.

Il faut "éviter que les élèves se disent que s'ils choisissent de faire une classe préparatoire, ils risquent de perdre une année", a expliqué la ministre de l'Enseignement supérieur.

Cette circulaire établira une "grille d'équivalence" pondérant les programmes de chaque classe, le nombre d'heures d'enseignement et les notes de chaque élève, a précisé son entourage à l'AFP.


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Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Mercredi 30 janvier 2008
Source : AFP

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a affirmé mardi à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) qu'elle souhaitait "généraliser" les partenariats entre des classes préparatoires en banlieue et les grandes écoles de commerce.

"C'est une méthode que nous souhaitons généraliser: mettre en lien de grandes écoles avec des lycées qui vont ouvrir une première classe préparatoire", a déclaré Mme Pécresse, lors d'une table ronde avec les enseignants et les élèves du lycée Olympe-de Gouges de Noisy-le-Sec, où une prépa doit ouvrir à la rentrée, en partenariat avec HEC.

"En classe préparatoire économique et commerciale, il y a beaucoup de débouchés et le principal handicap, socialement très discriminant, ce sont les langues", a-t-elle précisé. "Il faut oser la prépa !", s'est exclamé la ministre à l'adresse des élèves présents, en majorité de familles défavorisées. "On va vous donner les moyens de pouvoir l'oser", a-t-elle promis.

Présent à cette table ronde, le directeur de HEC, Bernard Ramanantsoa, a expliqué que les élèves de la nouvelle classe préparatoire allaient être reçus sur le campus de Jouy-en-Josas (Yvelines) pendant une semaine à la rentrée puis seraient "accompagnés" par des élèves de HEC pendant toute leur première année, notamment en anglais.

Des chefs d'entreprise de la fondation HEC viendront également à la rencontre des jeunes, "financeront les bourses et offriront un certain nombre de séjours à l'étranger", a-t-il ajouté.

Une telle expérience, mais avec une classe préparatoire commerciale technologique, a déjà été menée au lycée Michelet de Vanves (Hauts-de-Seine). Une même classe sera accompagnée par HEC au lycée Henri-Moissan de Meaux (Seine-et-Marne) à la rentrée prochaine.

Ces expériences s'inscrivent dans le cadre de la volonté gouvernementale d'élargir l'accueil de boursiers dans les classes préparatoires de 23% aujourd'hui à 30%.
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Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Mercredi 30 janvier 2008
Source : Le Monde - 29/01/08
Catherine Rollot

Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, va adresser début février une circulaire à tous les proviseurs de lycée afin qu'ils présentent 5 % de leurs meilleurs élèves en classes préparatoires. Toute demande formulée par ces élèves sera automatiquement acceptée.

De source ministérielle, 400 établissements sur un total de 2 550 seraient en dessous du seuil de 5 %. Une centaine n'aurait inscrit aucun élève en classes préparatoires. "Nous allons axer nos efforts sur ces lycées et sur les bons élèves issus de milieux défavorisés qui, souvent, s'autocensurent", explique-t-on dans l'entourage du ministre.

Ce plan, élaboré avec la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, doit permettre au plus grand nombre d'élèves d'accéder à aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Surtout implantés dans les lycées des grandes villes - un quart des départements comptent seulement une ou deux classes prépa, un élève sur cinq étudie à Paris -, ces temples de l'élitisme accueillent majoritairement des lycéens de familles aisées.

A la rentrée 2006, 54 % des 76 200 étudiants de prépa étaient issus de catégories sociales favorisées, contre 29 % dans un cursus de licence.

Selon un récent rapport du Sénat sur la diversité sociale dans les classes préparatoires, à résultats scolaires égaux, tous les élèves n'ont pas les mêmes chances d'entrer dans ces filières. "30 % des bacheliers avec mention issus de milieux enseignants ou supérieurs choisissent cette voie, ce n'est le cas que de 12 % des élèves issus de milieux populaires", écrivait le rapporteur Yannick Bodin (PS).

"BONNE VOLONTÉ DES PROVISEURS"

Inscrite dans les lettres de mission de M. Darcos et de Mme Pécresse, cette idée de droit d'accès aux classes préparatoires avait été défendue par l'universitaire Patrick Weil dans son ouvrage La République et sa diversité : immigration, intégration, discrimination ("La République des idées", Seuil, 2005). Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal l'avaient retenue dans leurs programmes présidentiels.

"Cette annonce est un premier pas mais ne peut pas être considérée comme une fin en soi. Contrairement au Texas, où ce système existe pour l'admission à l'université, il ne s'agit pas ici d'un droit inscrit par une loi, mais d'un système qui tient à la bonne volonté des proviseurs", juge M. Weil. "Il est dommage que le dispositif se limite aux classes préparatoires, et ne concerne pas toutes les formations sélectives après le baccalauréat", regrette-t-il.

Si les capacités d'accueil devraient permettre d'absorber ce surplus d'étudiants - on compte 4 000 places vacantes en première année de CPGE -, la mise en place d'un accompagnement matériel (bourses, logement) et pédagogique (tutorat, soutien scolaire) sera organisé, selon la Rue de Grenelle, dans "un deuxième temps".

Mme Pécresse devrait compléter cette circulaire par d'autres mesures, avec en ligne de mire l'objectif fixé en 2005 par Jacques Chirac d'un tiers de boursiers dans les CPGE d'ici à cinq ans. La politique volontariste d'ouverture sociale, amorcée par le ministre Gilles de Robien, a déjà commencé à porter ses fruits. Le taux de boursiers était passé de 18 % en 2005 à près de 22 % en 2006.

La ministre veut multiplier les partenariats entre établissements de banlieue et grands lycées de classes préparatoires, mais aussi encourager la collaboration entre grandes écoles et lycées défavorisés, à l'image de l'expérience menée par l'Essec. Autre piste, la distribution d'un "bonus" financier aux lycées qui accueilleront davantage de boursiers et d'élèves défavorisés.

Pour rendre le parcours en classes préparatoires plus sécurisant, un cadre national d'équivalences avec les universités sera mis en place. Cette disposition permettra aux étudiants en CPGE qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas intégrer une grande école de traduire en "crédits" universitaires leurs années en prépa.


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Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Mardi 29 janvier 2008
Source : Le Figaro - 29/01/08

undefinedAP  Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Le diplôme sera reconnu par l'Etat britannique. Deux autres sociétés ont obtenu cette autorisation.

Imaginez-vous passer un bac Air France ou un bac SNCF ? Si en France, le sésame pour entrer à l'université n'est octroyé que par l'Etat, le ministère britannique des Universités et de la formation a autorisé trois entreprises à délivrer des diplômes d'apprentissage reconnus par l'Etat et équivalents du «A-Level», le baccalauréat britannique.

En réalité, « il s'agit d'une formation qui sera offerte par l'entreprise à ses employés pour que ces derniers puissent gravir des échelons mais surtout prétendre à occuper des postes qui requiert le niveau « A-Level » dans d'autres entreprises », détaille-t-on au British Council. Une « équivalence bac » en quelque sorte. Une formation pilote va être mise en place cette année. En passant l'examen final, les étudiants obtiendront des crédits validés par le « Qualifications and Curriculum Authority », l'administration en charge de reconnaître les diplômes d'Etat.

Parmi les entreprises autorisées à développer ce type de programme, on trouve la chaine de restauration rapide McDonald's qui proposera à ses élèves une formation en « gestion du travail par équipes ». L'heureux lauréat pourra ainsi inscrire sur son CV qu'il a appris toutes les tâches liées à la gestion d'un restaurant McDonald's, du marketing aux ressources humaines en passant par les services à la clientèle. Cette nouvelle mesure est une aubaine pour la direction du groupe. « Nous voulons affirmer que notre approche du recrutement et de la formation puissent créer des opportunités de mobilité pour nos employés », explique David Fairhurst à la direction des ressources humaines de McDonald's.

Une première en Angleterre

McDonald's ne sera pas la seule entreprise à pouvoir désormais développer un volet éducatif dans son activité. La société privée de chemins de fer Network Rail ainsi que la compagnie aérienne low-cost Flybe pourront également octroyer leurs « A-Level ». La première devrait même délivrer un doctorat en ingénierie. La seconde assurera des formations de stewards, d'hôtesses et d'ingénieur de vol.

Face aux critiques évoquant un «MacExam», le premier ministre Gordon Brown a assuré que la mesure n'entraînerait pas une baisse du niveau de qualification. «En réalité, les cours vont être difficiles mais une fois que vous avez la qualification en gestion, vous pouvez probablement aller n'importe où», a-t-il déclaré. Le dirigeant travailliste a placé cette mesure dans le cadre de la lutte contre le chômage. «Tout jeune a besoin d'une qualification et je veux que chacun d'entre eux rejoigne soit l'université, soit l'apprentissage», a-t-il ajouté.

C'est la première fois qu'une telle législation est mise en place en Angleterre. « Cette importante mesure vise à mettre fin aux vieilles divisions entre les qualifications nationales et la formation des entreprises, ce qui va être à l'avantage des employés, des employeurs et du pays dans son ensemble », a justifié John Denham, le ministre des Universités et de la formation.


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Publié dans : Actu IEP et Université - Recommander
Mardi 29 janvier 2008
Un comité de suivi de la loi sur l'autonomie des universités, composé notamment de deux députés et de deux sénateurs et chargé de "l'évaluation" de l'application de cette loi, a été institué à la faveur d'un décret paru au journal officiel jeudi.

"Ce comité est chargé de l'évaluation de l'application de la loi du 10 août 2007. Il formule toute proposition ou recommandation relative à son application et à sa mise en oeuvre et peut proposer le cas échéant des adaptations législatives", stipule le texte.

Ce comité est chargé d'élaborer chaque année un rapport qu'il transmet au Parlement et au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). Le premier rapport sera remis le 31 décembre 2008.

Le comité comprend 14 membres: "deux députés et deux sénateurs, dont respectivement un titulaire et un suppléant, désignés par leurs assemblées respectives et 12 personnalités qualifiées désignées par la ministre pour une durée de 5 ans".

Parmi ces personnalités qualifiées, figurent Albert Fert, prix Nobel de physique 2007, ou encore Jacques Marseille, professeur d'histoire à l'université Paris I-Panthéon Sorbonne.

Le président est nommé par la ministre de l'Enseignement supérieur parmi ces 12 personnalités qualifiées.


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Mardi 29 janvier 2008
Source : La Marseillaise - 25/01/08

Le président de la République Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon viennent de réaffirmer dans deux courriers adressés à Maryse Joissains Masini, président de la communauté du Pays d'Aix, député-maire d'Aix-en-Provence, le rôle « historique » d'Aix-en-Provence dans le choix d'implantation du siège de l'université unique Aix-Marseille.

Sensible au rappel historique plaidé par Maryse Joissains Masini, Nicolas Sarkozy rappelle dans une lettre datée du 16 janvier dernier sa position sur ce dossier « la fusion des universités marseillaises, ne saurait effectivement se faire au détriment du site historique d'Aix ».

Le Premier Ministre François Fillon assure pour sa part, dans un courrier daté du 15 janvier 2008, prendre « note avec attention des arguments » de Maryse Joissains Masini, président de la Communauté du, Pays d'Aix et député-maire d'Aix-en-Provence, sur ce projet de fusion. S'il soutient « pleinement la demande engagée»  d'une université unique Aix-Marseille « très pertinent pour renforcer sa visibilité mondiale », François Fillon se dit certain que le site historique aixois qui constitue un atout incontestable sera pris en compte à sa juste valeur dans la future structuration géographique de l'université, unique, d'Aix-Marseille ». Maryse Joissains-Masini avait interpellé les chefs de l'Etat et du gouvernement dans un précédent courrier pour justifier un partage équitable des rôles entre Aix et Marseille. « Compte tenu des forces en présence, la gouvernance devrait en effet être positionnée de façon égale sur ces deux villes dont le potentiel en matière d'activités universitaires et de vie étudiante est de niveau équivalent », argue-t-elle dans une lettre du 11 décembre.

La Communauté du Pays d'Aix a d'ailleurs acquis en 2005 un terrain, au 5 avenue Schuman, sur lequel doivent être construits 4 000 m2 de locaux d'ici à janvier 2009. «La localisation de ce site est exceptionnelle », soutient le président de la CPA : « au coeur du quartier latin d'Aix-en-Provence, à proximité immédiate du Rectorat, des grands axes autoroutiers, de la halte ferrée de la ligne Aix-Marseille qui desservira ce quartier et enfin proche des services du centre-ville ». « Toutes les conditions sont donc requises pour accueillir à Aix-en-Provence le siège de l'Université unique dès son installation en septembre 2009 », conclut elle.
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Lundi 28 janvier 2008
Face à des difficultés financières récurrentes - comme la plupart des écoles de journalisme - l'ESJ entend changer "radicalement" de modèle économique. L'établissement privé trouve actuellement ses ressources dans la taxe d'apprentissage, les frais de scolarité, la formation continue et les subventions. Son conseil d'administration a chargé il y a peu l'un de ses membres d'étudier rien moins qu'un "rapprochement institutionnel et pédagogique avec les universités lilloises", qui pourrait impliquer une bascule vers le secteur public ou vers un système mixte.

L'objectif est la création d'un "important pôle régional de l'enseignement du journalisme", incluant l'Institut d'études politiques et les universités publiques notamment. Démocratisation, simplification des cursus, forte reconnaissance et idée de campus en centre-ville sont les points cardinaux du projet. Un chantier de deux ans au moins, prévoit l'école lilloise.
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Lundi 28 janvier 2008
Source : Competence06.com - 23/01/08
par Jean-Pierre Largillet

Un accord de coopération inédit qui vient confirmer l'engagement fort de l'Université dans la thématique du droit des activités maritimes et de l'environnement. Le professeur Albert Marouani, Président de l’Université Nice Sophia Antipolis et Václav Mikulka, directeur du Bureau des affaires juridiques des Nations Unies, signeront ainsi jeudi 24 janvier à 17h30 Salle des Actes du Grand Château Valrose, la convention du programme de développement des ressources humaines et d’avancement d’une politique générale des océans dans les États en voie de développement : "United Nations - Nippon Foundation Fellowship".

Ce programme est mené en collaboration par les Nations Unies (et plus spécialement le Bureau des affaires juridiques - Division des affaires juridiques et du droit de la mer) et l’Université Nice Sophia Antipolis (par l’intermédiaire de l’Institut du droit de la paix et du développement et du Centre d’études et de recherches sur le droit des activités maritimes et l’environnement – CERDAME). La convention sera signée en présence de François Bailet, responsable du programme pour l’ONU et du Professeur Alain Piquemal, directeur du CERDAME et du laboratoire GEREDIC EA 3180.

Politique générale des océans et droit de la mer

Le département des affaires maritimes de la Nippon Fondation soutient des projets de recherche rattachés à la mer, à la fois au niveau national et à l’étranger. Ceci l’a conduit à conclure avec les Nations Unies un accord pour financer un projet de développement des ressources humaines des États en voie de développement : "The United Nations – Nippon Foundation Fellowships Programme".

Ce programme fournit un enseignement spécialisé dans les domaines des affaires maritimes et du droit de la mer ; il s’adresse à des fonctionnaires gouvernementaux, des collectivités publiques ainsi qu’à des professionnels. Son but est de donner à ces acteurs les éléments à même d’aider les États concernés à formuler une politique générale des océans et à mettre en place une série de mesures législatives sur le droit de la mer.

Cet objectif est accompli grâce à un programme de neuf mois qui donne aux stagiaires la possibilité de poursuivre des recherches avancées indépendantes dans un domaine d’un intérêt direct pour leurs États.
 
Contact
Pr Alain Piquemal – piquemal@unice.fr – tél. : 04.92.15.71.91

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Dimanche 27 janvier 2008
Source : La Tribune.fr - 23/01/08
point de vue de Marc Drillech

L'entreprise ne cherche pas à convoiter l'université, estime Marc Drillech, directeur général d'Ionis Education Group. Pour autant, les politiques qui demandent tout à l'Etat et qui le rendent omniprésent ont causé suffisamment de misère, de désespoir ou d'inégalités.

Une question me taraude quand je suis confronté au mouvement étudiant et aux discours enflammés de ses dirigeants contre l'entrée de l'entreprise dans l'institution publique... Qu'ils protestent contre les conditions matérielles, quoi de plus normal. De même, on peut comprendre leur légitime inquiétude face aux effets de la mondialisation, de la concurrence accrue, de la paupérisation de la recherche... Mais, sur l'essentiel de la contestation, sur ce monde de l'entreprise qui ne rêve que de rentrer dans les universités et de s'en emparer, il existe un fossé entre la réalité et l'imaginaire de cette opposition entretenue par des mythes démagogiques, des références ringardes, une pratique populiste du "bouc émissaire".

Il faudra bien que les opposants à la réforme mise en place comprennent une vérité froide, implacable, universelle. L'entreprise ne cherche pas à convoiter l'université. C'est cette dernière qui a davantage besoin d'un tel apport. Les entreprises trouvent dans le monde de nombreuses institutions universitaires avec lesquelles mettre en place des programmes, construire des projets de recherche fondamentale ou appliquée.

Elles peuvent délocaliser en quelques semaines des centres de coopération, des chercheurs, quand le "paquebot" université ne peut virer de bord qu'en quelques années. Elles trouvent aisément des partenaires dans la sphère des grandes écoles, des écoles supérieures privées, des quelques universités "pilotes" de plus en plus gérées selon les règles et les exigences du privé. Elles rencontrent des institutions, des législations, des aides financières, qui, aux quatre coins de la planète, tentent de les attirer. Elles sont opportunistes, "internationalistes", mobiles. Elles vont là où elles peuvent tirer le plus de bénéfices et de partenariats solides et durables. Mais l'université ?

Comment, alors que l'étudiant est devenu un "consommateur" mature et averti, plus exigeant sur ses droits et plus vigilant à son avenir professionnel, peut-elle imaginer qu'elle n'est pas dépendante du système économique ? Comment ne pas comprendre que sa performance dépend aussi du pourcentage de ses étudiants qui trouvent un emploi une fois le diplôme obtenu ? Comment, en 2008, imaginer que la relation entre le monde de l'enseignement et celui du travail n'est pas centrale, que les dépendances ou les intérêts partagés n'existent pas ?

Tous les intervenants honnêtes et avisés, professionnels et enseignants, chercheurs et étudiants, comprennent depuis des décennies que le monde de l'université est dépendant de la sphère des entreprises et du privé, d'autant que le "service au public" ne signifie pas l'absence de responsabilité vis-à-vis des individus, que le bien du public passe aussi par l'agrégation des satisfactions des individus.

Mais, surtout, toutes les expériences menées, chez nous comme ailleurs, démontrent que la seule stratégie payante pour les firmes et les institutions universitaires, réside dans un principe de "win-win". Si les entreprises exigent trop, si elles instaurent une domination accablante, elles disposent sans doute de serviles partenaires mais se privent de créativité, d'inventivité, de cette indispensable liberté qui est la matrice de l'innovation. Si les universités sont trop écrasantes, si elles considèrent la relation au travers d'un seul prisme marqué par les devoirs des entreprises et l'absence de droits, ces dernières iront ailleurs mener de tels projets.

On pourra crier dans les manifestations que "qui sème la misère récolte la colère". On peut aisément prouver l'inverse car "qui sème la colère récolte la misère", en faisant croire à des dizaines de milliers de jeunes que l'Etat peut tout assurer, que l'entreprise est un ennemi et que les emplois seront inventés par de brillantes "saisies sur les profits des entreprises du CaAC 40", par une politique de combat contre la mondialisation, par un net accroissement des recrutements dans le service public...

L'histoire n'est pas suffisamment enseignée sinon nombre de jeunes manifestants comprendraient que les politiques qui demandent tout à l'Etat et qui le rendent omniprésent ont, elles, causé suffisamment de misère, de désespoir, d'inégalités.

Marc Drillech, directeur général d'Ionis Education Group, groupe d'enseignement supérieur privé (ISG, Epita, Epitech)
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